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Industrie automobile: Les Turcs se positionnent

Par L'Economiste | Edition N°:3717 Le 10/02/2012 | Partager
La quête des débouchés et des partenariats
17 firmes en prospection à Casablanca la semaine prochaine

L’OFFENSIVE des équipementiers turcs coïncide avec le lancement officiel de l’usine Renault à Tanger. Une délégation de grosses PME du secteur est attendue à Casablanca, le 14 février. Est-ce l’effet Renault ou le marché marocain de la pièce détachée qui suscitent l’intérêt des industriels turcs? «Les deux à la fois», explique Hilal Agacikoglu, conseillère commerciale à l’ambassade de Turquie à Rabat. «Au total, 17 firmes représentant les grands équipementiers et fabricants de la pièce de rechange auront une rencontre d’affaires avec leurs homologues marocains. Ces derniers, est-il précisé sont nombreux à prendre des rendez-vous. Car, l’objectif recherché n’est pas seulement l’écoulement des produits industriels turcs mais aussi la mise en place de partenariats avec à la clé, des investissements mixtes et le transfert des technologies. «Mais il s’agit avant tout d’une prise de contact pour être au fait du marché marocain et des opportunités de développement des relations d’affaires», nuance la conseillère commerciale. C’est cette méconnaissance du marché marocain qui explique la faiblesse des investissements turcs, explique-t-elle. Ils ont à peine atteint 95,6 millions de DH en 2010. Néanmoins les produits turcs sont fortement présents à travers la chaîne de distribution BIM. Il en est de même des entreprises du BTP. 
Ceci étant, d’importantes opportunités sont d’ores et déjà offertes aux composants automobiles turcs. Le démantèlement des droits de douane appliqués à ces produits est à sa septième année depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange en 2006. Pour le moment, le taux de droit d’importation est de l’ordre de 11%.

1,6 million d’unités par an

Mais il n’y pas que l’avantage douanier. L’industrie automobile turque fait partie intégrante de l’activité au niveau mondial avec une capacité de production installée de 1,6 million d’unités par an. Dans le segment des véhicules utilitaires, la Turquie se positionne au 2e rang au niveau du continent européen.  
En 2011, la production, toutes catégories confondues a atteint 1, 2 million d’unités pour un chiffre d’affaires global d’environ 20 milliards de dollars. L’essentiel de ce montant a été réalisé à l’export vers des pays très exigeants comme l’Allemagne, la France, la Hollande et l’Amérique du Nord. C’est que les industriels turcs assurent la production de grandes marques allemandes françaises et japonaises. Sans oublier que 200 investisseurs étrangers sont installés dans la fabrication des équipements et composants automobiles. Proximité du marché européen oblige mais aussi l’importance du parc automobile turc qui concentre 13,4 millions de véhicules.
Côté export, nos expéditions de composants automobiles vers la Turquie ont porté sur 424 millions de DH en 2010 alors que deux années auparavant, elles étaient pratiquement nulles. C’est probablement l’effet de référencement des produits marocains par le constructeur Renault.

 

A.G.

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