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    Régions

    Le PS français fait campagne à Tanger

    Par L'Economiste | Edition N°:3713 Le 03/02/2012 | Partager
    Un candidat PS a déjà entamé son road show dans la région
    Quatre candidats pour une circonscription de 16 pays dont le Maroc

    Le candidat socialiste a fait un détour par Tanger. Il se bat pour remporter les voix de 140.000 Français expatriés ou résidant dans 16 pays dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et d’autres encore

    LE chemin vers les législatives françaises passerait-il par Tanger ? En tout cas c’est par cette ville qu’un des candidats a entamé son périple. En effet, Pouria Amirshahi, candidat socialiste à la 9e circonscription des Français de l’étranger a bien fait un détour par la ville de Tanger lors des premiers jours de sa campagne entamée au Maroc. Pour ce candidat qui se bat pour remporter les voix de 140.000 Français expatriés ou résidant dans 16 pays dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et d’autres encore, la tâche s’annonce rude. D’abord par l’étendue de la région, ce qui oblige ce cadre du PS à passer ses journées de gare en gare et d’aéroport en hôtel. Amirshahi, d’origine iranienne est arrivé en France à l’âge de 4 ans. Il devra s’envoler ensuite vers Alger pour un séjour de dix jours. Tout au long d’un véritable périple, le candidat PS se dit être à l’écoute. Parmi les divers sujets, plusieurs sont récurrents et semblent l’interpeller directement. C’est le cas de l’éducation dont il juge la gestion loin des idéaux républicains. Les frais de scolarité sont élevés et la qualité de l’enseignement fait largement défaut avec des enseignants mal formés, ajoute-t-il en substance. Sur ce dossier, les actions doivent être claires en dotant les écoles et centres de formation à l’étranger des fonds nécessaires tout en diminuant les frais de scolarité. En deuxième position est cité le dossier de la sécurité sociale. Il est inconcevable que le niveau de la retraite, un droit universel soit calculé en fonction du pays de résidence. En d’autres termes, un retraité après avoir travaillé en France se verra payer une pension moindre s’il décide de s’installer au Maroc.
    Par ailleurs, ce spécialiste de la coopération (il est depuis 2008 secrétaire national du parti socialiste en charge de la coopération, des droits de l’Homme et de la francophonie) propose de raviver la coopération avec les pays du sud de la Méditerranée. Déjà, ce politicien propose de présenter de manière différente le printemps arabe, de dire les choses telles qu’elles sont. Lors d’une rencontre avec des journalistes de la Région, il s’est même dit en faveur d’une gestion commune de cette mer Méditerranée qui sert de frontière mais aussi d’espace commun entre la France et ses partenaires du sud. Pouria Amirshahi devra se mesurer les 10 et 17 juin prochain au sein de cette circonscription à Karim Dendène (Droite), Khadija Doukali (UMP) et à Alexandre Foulon (Indépendant - gauche), entre autres candidats.  A noter que jusqu’à présent, les expatriés français pouvaient participer aux élections présidentielles et aux référendums mais pas aux élections législatives, faute de représentants au Parlement. A compter de cette année, la donne devra changer. L’ordonnance du 29 juillet 2009 instaure en effet onze circonscriptions législatives à l’étranger. Le monde a été découpé en 11 régions et chacune d’elles sera représentée par un député.


    De notre correspondant, Ali ABJIOU

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