Culture

Flamenco: Un premier album pour Nino Mekouar

Par L'Economiste | Edition N°:3705 Le 24/01/2012 | Partager
Déjà dans les bacs, il a nécessité 8 ans de travail
L’artiste prévoit de prochains concerts et un second album

Le jeune guitariste casablancais de flamenco, Nino Mekouar, de son vrai nom hamza, a enflammé le Boultek du Technopark de Casablanca mardi dernier au cours d’une conférence de presse où l’artiste a également joué. Objectif : présenter au public et faire connaître son premier album intitulé ‘Daydream’. L’artiste a impressionné son audience qui l’applaudissait après chacun de ses morceaux. Il faut dire que les mélodies souvent très entraînantes étaient parfaitement maîtrisées par le jeune prodige qui a donné le meilleur de lui-même pour cette rencontre officielle réussie avec la presse. Son album comprend pas moins de 11 compositions mélangeant à la fois du flamenco moderne, du jazz ou encore du latino-Jazz. Au total, l’artiste a pris près de huit années pour le réaliser et l’a baptisé ‘Daydream’ (jour de rêve en anglais) car il voulait avant tout susciter l’évasion de son public. Ce premier opus solo purement instrumental a par ailleurs été enregistré à Casablanca et mastérisé à Londres, afin de pouvoir bénéficier de techniques de son améliorées.
Né en 1985 à Casablanca, Nino Mekouar a développé très tôt sa passion pour la musique. Ainsi, dès l’âge de 12 ans, le musicien entame l’apprentissage de la guitare, mais également de la basse. Deux ans plus tard, il donne son premier concert et à l’âge de 15 ans, il découvre la musique du grand guitariste virtuose espagnol, Vicente Amigo et le prend rapidement pour modèle. Aussi, Nino n’a pas hésité à s’isoler pendant des heures pour déchiffrer les compositions de son idole, travaillant en véritable autodidacte. Après une performance de soliste dans le groupe El Bazar, Nino se lance finalement dans une carrière solo en 2009 et se met à composer ses propres morceaux et à créer ses propres thèmes, se produisant en Trio. Par la suite, l’artiste multiplie les concerts à travers tout le Maroc, de Rabat à Tanger, en passant par Tétouan ou encore Mohammedia, accompagné de cinq musiciens de renom dont deux ivoiriens et un français jouant notamment de la basse, de la batterie ou encore du luth.
Après la sortie de son premier rejeton, l’artiste ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il prévoit en effet un prochain album qu’il commencera à préparer dès 2013. «Ce dernier sera plus proche du patrimoine culturel marocain, même si la touche ‘flamenco’ sera toujours probablement présente», nous confie Nino

Karim AGOUMI

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