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Politique Internationale

La Syrie se joue de la Ligue arabe

Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager
755 détenus transférés vers des sites interdits

LA situation tourne au ridicule en Syrie. Depuis mardi, le gouvernement du pays semble faire des mains et des pieds pour maquiller la réalité de la situation aux 50 observateurs de la Ligue arabe qui en sont à leur troisième jour de mission. Ces derniers ont d’ailleurs qualifié la situation en Syrie de «rassurante», un comble pour un pays où bon nombre d’actes de violences ont été médiatisés partout dans le monde depuis des mois. Par ailleurs, cet avis a été largement contesté par la France qui a évoqué une réelle déformation de la réalité de ce pays, d’autant plus que le séjour est trop court pour pouvoir juger de l’ampleur réelle des dégâts.
Ainsi, depuis la venue des observateurs, l’Etat camoufle l’envers du décor à ses visiteurs. Tout d’abord, pas moins de 755 prisonniers ayant participé au soulèvement contre al-Assad viennent d’être libérés, une coïncidence des plus troublantes. Par ailleurs, selon Human Rights (HR), l’organisation de défense des droits de l’Homme, des détenus auraient été transférés vers des sites interdits ou inaccessibles au comité de la Ligue arabe. En effet, le directeur d’une prison aurait pris la décision de déplacer les prisonniers dès que le protocole de la venue des observateurs a été signé. Comme si cela ne suffisait pas, les observateurs se sont vus refuser l’entrée du quartier Baba Amro de Homs, épicentre de la contestation, en raison de la présence d’un officier de l’armée qui les accompagnait. L’accès leur a été autorisé par la suite, mais seulement après le départ de l’officier en question. Autre tentative de dissimulation des plus alarmantes, les forces de l’ordre auraient changé les poteaux indicateurs des noms des lieux dans certaines régions du nord-ouest du pays selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Mais l’Etat n’est pas parvenu à contrôler totalement la situation. Ainsi, les observateurs ont été témoins mardi dernier d’une manifestation de près de 70.000 personnes à Homs où les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et même de balles réelles contre les manifestants. De plus, la répression a fait 6 nouveaux morts, dont un enfant, depuis 48 heures.

Karim AGOUMI

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