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Economie

Affaire Bogart: Les arguments de la direction

Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager

J’ai lu avec interêt l’article intitulé «L’affaire Bogart vire au scandale public»
D’abord, je me dois d’en déplorer le parti pris et le fait de m’avoir nié l’opportunité de défendre le point de vue de l’entreprise Bogart.
Vu la complexité du sujet, je limiterai ma réaction à cet article à 4 aspects.
- Les incohérences : Vous parlez de 360 salariés licenciés. L’avocat parle de 170. Il faut vous mettre d’accord !!! Dans les faits et compte tenu des désistements, ils ne sont plus actuellement que 110 dossiers en instance à la Cour d’Appel.
- Les vérités occultées : Les licenciements ont été prononcés et exécutés à titres individuels pour faute grave selon la procédure décrite par le code du travail. Et non pour leur appartenance syndicale comme ils le prétendent. Bien au contraire, la vrai raison derrière les troubles sociaux créés par la CDT au sein d’une entreprise connue et reconnue pour son respect scrupuleux de tous les droits des travailleurs était le refus par le syndicat de son statut minoritaire et sa volonté de s’imposer par la force comme le syndicat le plus représentatif alors qu’il ne disposait que de 1 representant sur les 9 délégués élus.
- Donner l’exemple ! : Céder à la pression par la force du syndicat et accepter une représentation illégitime au sein du comité de direction de la société en tant que Président de l’Amith aurait constitué un précédent dangereux pour toute la profession !! Ce cas d’école est bien documenté auprès de la Direction du Travail du ministère de l’Emploi.
Par le ton adopté, votre article a pris fait et cause pour la CDT et les 40 ex salariés de Bogart s.a qui ont manifesté devant la CGEM. Je comprends que vous compatissiez pour eux. En tant que gestionnaire responsable de l’entreprise Bogart, mon premier souci est d’assurer du travail et un revenu aux 370 salariés qui sont toujours en activité. Ces salariés qui, pendant 18 mois durant, ont du subir un harcèlement quotidien et résisté aux exactions d’une minorité dont le seul objectif était d’œuvrer pour exacerber le conflit et plaider pour un licenciement abusif avec les sommes faramineuses des indemnités qu’il octroie. Sous l’encadrement du syndicat, cette minorité a organisé l’occupation de l’usine et poussé à sa fermeture pendant un mois et demi.
Malgré tout cela, des négociations ont été organisées tant sur le plan local, qu’au niveau de la commission nationale présidée par le ministre de l’Emploi pour trouver une issue honorable à ce conflit, mais elles n’ont pas abouti. Céder à leurs demandes aurait mis à genoux l’entreprise et précipité sa fermeture avec la perte de 370 salariés supplémentaires. Le choix était naturellement fait pour les gestionnaires de Bogart s.a.
Maintenant, si les salariés licenciés encadrés par la CDT ont refusé l’offre de l’entreprise et choisi la voie de la justice, ils doivent assumer leur choix jusqu’au bout et attendre le verdict définitif. Une fois les jugements en appel rendus, ils peuvent user des moyens que leur procure la loi pour faire prévaloir leurs droits.
La pression sur ma personne en tant que VPG de la CGEM et l’organisation de manifestations devant le siège de notre confédération ont pour objectif principal de faire parler de la CDT et essayer de ternir l’image du patronat qu’elle s’évertue à diaboliser dans tous ses discours . A travers votre article et les amalgames qu’il reproduit de manière systèmatique, la CDT semble avoir atteint largement ce but !
Je finirai par dire que le label RSE de la CGEM n’est nullement affecté par de tels agissements tant que ces pratiques syndicales vont à l’encontre du respect de la loi.
Dans ce sens et dans le cadre de la RSE, j’invite vos journalistes à une visite à l’usine pour la voir en pratique et au quotidien dans les conditions les plus difficiles que la société Bogart s.a ait connues en 25 ans d’existence.
Avec mes salutations distinguées.

M. Tamer
Bogart s.a

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