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    Analyse

    Bourse: Pourquoi faire du «window dressing»?

    Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager
    Plus de 16 milliards de DH traités en trois semaines
    Les assureurs, les plus friands pour les allers-retours

    Les volumes drainés sur le marché au cours du mois de décembre atteignent des records. Ils sont principalement portés par les opérations d’aller-retour de fin d’année

    Depuis quelques séances boursières, le marché connaît un dynamisme surprenant même si les indices n’en bénéficient que très peu. Bien au contraire, compte tenu des opérations d’aller-retour que connaît traditionnellement la Bourse à l’approche de la fin d’année, les indicateurs se détériorent. A l’inverse, les fameux «window dressing», qui sont généralement pratiqués par les institutionnels, dopent les volumes traités sur le marché. En quelques séances seulement, les flux transactionnels ont dépassé plus de 16 milliards de DH alors qu’ils n’atteignaient même pas 4 milliards de DH en novembre.
    Ce sont principalement les grandes capitalisations à qui bénéficie cette reprise du volume (Attijariwafa bank, BCP, Addoha, Maroc Telecom ou encore CGI). Le marché ne semble donc tenir qu’à ces opérations de revalorisation de portefeuille. Mais comment sont-elles pratiquées et par qui?
    Ces opérations d’aller-retour sont, généralement, opérées par les institutionnels, à leur tête les compagnies d’assurances et les caisses de retraites. Compte tenu de la nature atypique de leurs activités, elles sont tenues de couvrir leurs réserves techniques par des placements affectés, appelés dans le jargon, «l’actif cantonné». Ceux-ci doivent obligatoirement couvrir, au minimum, l’ensemble des réserves techniques. Pour ce faire, cet actif est investi dans plusieurs marchés. Les assureurs sont tenus d’investir au moins 30% de leurs placements en bons du Trésor, le reste est mis soit en Bourse (30 à 40%) soit dans l’immobilier, notamment l’achat de foncier ou de titre de propriété (10 à 15%) ou encore dans le non-coté (10%) à condition que les placements dépassent 130% des réserves techniques. De manière générale, ces investissements rapportent, selon les professionnels, un rendement compris entre 7 et 8% par an. «Près de la moitié de ce rendement tombe automatiquement soit sous forme de dividendes soit d’intérêts du Trésor, il s’agit des revenus récurrents», soutient un assureur de la place. Le reste est essentiellement composé du «capital gain» (les plus-values). C’est précisément, à ce niveau-là, qu’interviennent les window dressings pour tenter de dégager la différence ou même plus. Par conséquent, les compagnies s’assurent généralement de vendre des valeurs qui ont potentiellement progressées pour pouvoir réaliser le gain. C’est à partir de ce moment que la plus-value est constatée. A l’inverse, dès que la moins-value est probable, elle est constatée pour raison fiscale. «Les moins sont, en effet, déductibles du résultat fiscal», soutient un professionnel.

    M. A. B.

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