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    Evénement

    Gouvernement: Le recul des femmes

    Par L'Economiste | Edition N°:3688 Le 29/12/2011 | Partager
    Seules trois seront ministres dans le prochain exécutif
    La parité n’est pas respectée
    Les partis politiques assument la responsabilité du recul

    Seules trois femmes ont été proposées par les partis pour occuper des postes ministériels. Ainsi, Bassima Hakkaoui du PJD devrait occuper le portefeuille de la Famille et de la solidarité, Kenza Ghali de l’Istiqlal, l’Education nationale et Kajmoula Bent Abi du PPS en tant que secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères

    Rien ne va plus. La présence féminine dans le prochain gouvernement est réduite à la portion congrue. A peine trois dames proposées dans l’exécutif de Abdelillah Benkirane. Ainsi, le PJD a présenté Bassima Hakkaoui en tant que ministre de la Famille et de la solidarité. L’Istiqlal a proposé Kenza Ghali pour le portefeuille de l’Education nationale. Le PPS a opté pour Kajmoula Bent Abi en tant que secrétaire d’Etat auprès des Affaires étrangères et de la coopération. Le Mouvement populaire n’en a proposé aucune alors que ce ne sont pas les femmes cadres qui manquent dans ses rangs. Cette configuration, comparée au gouvernement de Abbas El Fassi en 2007 avec 7 femmes ministres, est considérée comme un recul. En effet, on comptait Yasmina Baddou, Nawal Moutawakkil, Amina Benkhadra, Touria Jabrane, Nezha Skalli, Latifa Abida et Latifa Akharbach. Autant de femmes qui donnaient des couleurs au gouvernement. Aujourd’hui, les choses ont changé. Pourtant, la parité est recommandée par la nouvelle Constitution. Les dernières élections législatives ont doublé le nombre de femmes de la liste nationale qui était passé de près de 30 à 60 députées. Force est de constater que cette avancée au niveau de la Chambre des représentants ne se reflète pas dans le prochain gouvernement tel qu’il a été proposé par les patrons des partis de la majorité. A moins que le cabinet royal n’intervienne pour mener la barque.
    Une ombre noire au tableau qui déteint sur Abdelillah Benkirane, le chef de gouvernement désigné, surtout dans un contexte politique où on cherche à faire valoir nos spécificités. Comment peut-on continuer à donner du Maroc une image d’un pays moderne alors que plus de la moitié de la société n’est pas représentée au niveau de l’exécutif?
    Dans cette affaire, les partis politiques de la majorité assument une grosse part de responsabilité. Ce sont eux qui ont décidé de présenter des hommes ministrables. Mohand Laenser a surpris tout le monde, en n’en proposant aucune femme au poste de ministre. Abdelillah Benkirane est dans la même situation alors qu’il a eu à sa disposition 10 portefeuilles. Pourtant, le parti dispose de femmes cadres de haut niveau, capables d’assumer la responsabilité de membre du gouvernement.
    Mohamed CHAOUI

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