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    Culture

    Le grand voyage d’Ibn Battûta

    Par L'Economiste | Edition N°:3687 Le 28/12/2011 | Partager
    De Tanger à La Mecque, sur les traces du grand voyageur
    Un film tourné en technologie Imax

    «Les critiques étrangers disent que ce film fait l’apologie de l’islam. Aujourd’hui, dès que l’on prononce le mot islam, on provoque une levée de boucliers. La morale de ce film, c’est qu’il faut aller au bout de ses rêves», souligne Hassan Ghancy

    Après avoir fait le tour du monde le film « le Grand voyage d’Ibn Battûta de Tanger à La Mecque » est enfin projeté au Maroc. Dans un principe de docu-fiction, le film suit pas à pas Ibn Battûta alors qu’il traverse le désert d’Afrique du Nord, visite le Caire, est bloqué par la guerre en Mer Rouge, avant de rejoindre la légendaire caravane en partance pour la Ville Sainte. Tout au long du périple, on découvre la beauté sauvage et rude du paysage mais aussi la richesse culturelle de l’âge d’or de l’islam. Confrontés à de constants dangers c’est avec ses dernières forces qu’il brave les attaques de brigands, la soif, la faim, la fièvre et les tempêtes de sable. Pourtant, entre toutes les manifestations de bonté et de générosité des étrangers, c’est un improbable compagnon de route qui finira par le sauver des périls et qui lui permettra d’effectuer son pèlerinage. Ce rôle est interprété par le comédien Hassan Ghancy. Discussion à bâtons rompus.

    - L’Economiste: Qu’est-ce qui vous a incité à interpréter ce rôle?
    - Hassan Ghancy: Ce qui m’a motivé c’est mon agent (rires). Plus sérieusement, quand on reçoit un scénario sur l’histoire d’Ibn Battûta, on est vite emballé. Ensuite, le concept, l’idée, et les lieux du tournage fascinent. Une production américaine associée à une co-production marocaine représente un intérêt indéniable. De plus, l’histoire est merveilleuse et l’on a envie de plonger dedans. Pour la préparation de mon rôle, j’ai lu des ouvrages sur cette période et j’ai cherché à « toucher » les motivations profondes du personnage.

    - Quelles sont les scènes qui vous ont marqué?
    - La scène qui m’a le plus marqué n’a malheureusement pas été retenue dans le film : c’est celle où je vois Ibn Battûta pour la première fois. Cela se passe, dans une oasis, je fais boire mon cheval, à coté se trouve le gardien de l’oasis, qui, à la fois me connait me respecte et me craint. Et là, j’aperçois Ibn Battûta, ce jeune homme habillé de manière complètement inadéquate par rapport au contexte. Il y a ce regard et je trouve que c’est un des moments les plus difficiles à tourner. Beaucoup de choses devaient transparaître à travers ce regard : l’admiration, la curiosité et le mépris pour cet homme qui était habillé comme pour aller à la mosquée alors que nous étions en plein désert.

    - La technologie Imax utilisée pour ce film vous a-t-elle gêné?
    - Ce qu’il y a de plus gênant c’est le bruit du tracteur que fait la caméra Imax. On joue la scène, on y met l’intention mais même si on est très bon, la bande son ne sera pas retenue. On fait donc plusieurs prises d’images et ensuite on en fait une autre avec le son seul. Le plus compliqué c’est qu’il faut se remettre dans les mêmes dispositions, les mêmes intentions et le même état d’esprit sans rejouer la scène. C’est un véritable travail d’orfèvre.

    - Le film a été largement critiqué par la presse francophone qui y voit une sorte de propagande de l’islam, qu’en pensez-vous?
    - A aucun moment, le film ne fait de prosélytisme ou l’apologie de l’islam. On raconte seulement l’histoire d’un grand voyageur. Aujourd’hui, dès que l’on prononce le mot islam, on provoque une levée de boucliers. La morale de ce film c’est qu’il faut aller au bout de ses rêves, de l’aventure et que la curiosité et l’ouverture sur l’autre sont toujours source d’enrichissement.
    Propos recueillis par Zineb SATORI

     

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