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    Analyse

    Pourquoi Fès peine à raser ses bidonvilles
    Danger imminent sur 9.000 ménages

    Par L'Economiste | Edition N°:3687 Le 28/12/2011 | Partager
    2,04 milliards de DH pour la restauration de la médina
    Relogement social, habitat à faible coût… les priorités

    Ce sont quelque 4.200 bâtisses dans le tissu ancien (ancienne Medina et Méchouar Fès Jdid) et 4.800 habitats précaires au niveau de la zone Nord et Jnanates. Ici, près de 1.800 bâtiments ont été expertisés et classés par le LPEE selon le degré de risque (de 1 à 3). Des fonds de l’ordre de 2,04 milliards de DH leur sont dédiés

    S’IL y a un phénomène qui préoccupe les autorités de la ville de Fès c’est celui des maisons «menaçant ruine». L’on a compté récemment plus de 9.000 bâtisses à risque. Elles se répartissent entre 4.200 dans le tissu ancien (ancienne Medina et Méchouar Fès Jdid) et 4.800 concernent l’habitat précaire au niveau de la zone Nord et Jnanates. Ici, près de 1.800 bâtiments ont été expertisés et classés par le LPEE selon le degré de risque (de 1 à 3).
    En médina, les projets de réhabilitation foisonnent. Des fonds de l’ordre de 2,04 milliards de DH leur sont dédiés. Cette enveloppe servira à la restauration de l’habitat menaçant ruine, la réhabilitation des infrastructures et des équipements, l’amélioration du paysage urbain touristique et la refonte de l’artisanat et le renforcement de ses capacités. A noter que toutes ces actions seront achevées en 2013.
    Outre la complexité inhérente à la nature même de l’habitat menaçant ruine, le traitement de ce dossier se heurte à la rareté d’entreprises spécialisées pour ce genre d’opération et aux difficultés d’accès au niveau de certaines bâtisses en raison de l’absence des occupants.
    De fait, une nouvelle approche a été mise en œuvre pour les secteurs de Jnanates et la zone Nord. Elle consiste en l’octroi d’une aide frontale aux ménages concernés. A cet effet, une convention a été établie avec un coût global de 150 millions de DH. A ce jour, plus de 160 ménages ont été indemnisés au niveau de la zone de Jnanates totalisant 6 millions de DH. Notons que le coût global du programme de lutte contre l’habitat menaçant ruine est de l’ordre de 564,35 millions de DH dont 302,59 millions sont subventionnés par l’Etat. Le reste est financé par un apport de la commune et une participation des bénéficiaires. Selon les responsables de l’Habitat, les travaux accomplis jusqu’à aujourd’hui concernent l’étaiement de 1.316 bâtisses, le confortement de 100 constructions, l’évacuation de 13 ruines et l’aide à la réhabilitation de 137 bâtisses dans le tissu ancien.
    Dans les tissus d’habitat sous équipé en zone Nord et Jnanates, les interventions directes ont porté sur 565 constructions classées 1er degré: confortement de 212 bâtisses et les aménagements extérieurs pour prés de 9.000 ménages. Concernant le relogement social, 862 ménages en ont jusqu’à présent bénéficié, 417 issus du tissu ancien et 385 des quartiers sous équipés.
    En raison de la complexité du phénomène et les difficultés inhérentes à la nature même de l’habitat menaçant ruine: phénomène dynamique, difficultés de réalisation  dues aux risques et à la rareté d’entreprises spécialisées pour ce genre d’opération, difficultés d’accès au niveau de certaines bâtisses en raison de l’absence des occupants, une nouvelle approche est mise en œuvre qui consiste à l’aide au relogement des ménages occupant les bâtisses classées au 1er degré de dangerosité et la démolition des bâtisses évacuées.
    Quant à la province de My Yacoub, elle a bénéficié d’un montant de 20 millions de DH, objet de deux conventions de partenariat destinées au confortement de 130 bâtisses classées au 1er degré de dangerosité et au programme de mise à niveau urbaine de la Commune de My Yacoub. Enfin, concernant l’habitat sous équipé, la ville de Fès a bénéficié d’un programme de mise à niveau urbaine avec un coût global de 756 millions de DH (250 millions de DH subventionnés par le ministère de l’Habitat, 56 millions de DH par le ministère de l’Intérieur (DGCL) et 450 millions de DH subventionnés par la Commune urbaine de Fès (dont 393 millions de DH déjà engagés dans le cadre des travaux programmés durant la période 2010-2011). Ce programme vise l’amélioration des conditions de vie au niveau de 6 secteurs névralgiques composés de quartiers sous équipés et/ou en difficulté. Il s’agit des quartiers Jnanates, Sehb El Ouard, Massira, Zouagha Bas, Berkani, Haj Driss et la zone Nord. Les travaux sont en cours de réalisation au niveau du secteur Jnanates et ont atteint à ce jour 25%. Pour ce qui est des autres secteurs, les études sont en cours de finalisation en concertation avec les différents partenaires.
    Un effort est consenti au niveau de l’habitat à 120.000 DH ou à 140.000 DH, un projet est réalisé en propre par la société Al Omrane à Fès : projet Al Warda avec 38 unités à faible VIT et un autre à Ras El Ma avec 377 unités à faible VIT. «Actuellement, plusieurs projets ont fait l’objet de partenariat public- privé et des appels à manifestation d’interêt, et ont bénéficié de la mobilisation du foncier public pour la promotion de l’habitat social à faible cout», concluent les responsables de l’Habitat.
    Y. S. A.

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