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    Evénement

    OCP investit 115 milliards de DH à l’horizon 2020

    Par L'Economiste | Edition N°:3687 Le 28/12/2011 | Partager
    La première phase de quatre ans nécessitera 75 milliards de DH
    Nouvelles mines, infrastructures, pipeline…, les axes du plan de développement

    Avec des exportations de l’ordre de 35,6 milliards de DH en 2010, l’OCP représente à lui seul 24% de l’offre globale nationale

    Le phosphatier national devra casser sa tirelire. En effet, l’un des faits marquants de l’année 2010 aura été le démarrage de son plan de développement. Un programme portant sur un investissement de 115 milliards de DH à l’horizon 2020. Mais d’ores et déjà, l’OCP consacre la plus grosse mise pour les quatre prochaines années: 75 milliards de DH. Dans le détail, les projets de la mine (nouvelles mines et laveries) s’accaparent 30% des investissements, la chimie (acide phosphorique et engrais) 46%, le Jorf Phosphate Hub 16%. Quant aux infrastructures notamment le projet de pipeline ou encore les installations portuaires, elles se verront adjuger 6% des investissements. Pour rappel, le transport du phosphate par pipeline (235 km) reviendra dix fois moins cher que par voie ferrée. L’OCP a signé une convention de crédit de 240 millions d’euros avec l’Agence française de développement (AFD). La construction du pipeline a été attribuée au turc Tekfen pour un montant de 3,6 milliards de DH. Le projet devrait être livré en avril 2013.
    L’un des principaux axes de développement du phosphatier porte sur le doublement de sa capacité de production d’engrais. Pour l’heure, la part du marché mondial du groupe pour ce dérivé représente à peine 15%. Le challenge consiste à préserver par la même occasion les capacités industrielles de l’OCP sur les autres maillons de la chaîne de valeur. Par ailleurs, le plan de développement quadriennal porte sur la diversification de la gamme des produits dérivés conformément aux besoin de l’agriculture mondiale. L’OCP devra donc doubler sa production minière pour passer de 30 à fin 2010 à 55 millions de tonnes par an en 2020. Autre objectif, le triplement de la production d’engrais, qui s’élève actuellement à 3,6 millions de tonnes par an.
    Entre 12.000 et 15.000 personnes devraient travailler sur les différents chantiers lancés par l’OCP. Le programme de développement de l’OCP prévoit ainsi l’ouverture de quatre nouvelles mines, dont trois dans la région de Khouribga, à El Halassa, Ouled Farès et au niveau de la zone centrale nord. La quatrième mine est prévue à Gantour, dans le secteur de Benguerir. L’objectif est de porter la production annuelle de ce site à 30 voire 35 millions de tonnes par an contre 18,5 millions actuellement. Outre ces nouvelles mines, le plan de développement de l’OCP prévoit aussi la construction de quatre nouvelles laveries.
    Au programme également la construction de dix unités de phosphate diammonique (DAP) de 1 million de tonnes/an au Jorf Phosphate Hub dont, quatre ont déjà été lancées. Elles devraient entrer en service entre juillet 2013 et juillet 2015. La situation des mines à proximité des ports constitue déjà une donne favorable en termes de coûts d’acheminement. Toutefois, le groupe se lance le défi de réduire ses coûts de 30 à 40%. D’où la construction de pipeline pour le transport de la roche sur les axes Khouribga-Jorf Lasfar et Gantour-Safi. Un projet qui devrait générer des économies substantielles d’énergie et d’eau. Le dispositif Iqlaa permettra à son tour de procéder à la chasse aux différents gaspillages. La traque aux possibilités de réduction des coûts devra être renforcée via la mise en place du Business Steering. Un outil de pilotage de la production par la valeur. Le principe consiste à vendre là où le marché est générateur d’une plus grande marge et non plus de se contenter de satisfaire la demande. Ainsi, le Business Steering permet d’optimiser la production via un arbitrage entre les différents produits (roche, acide phosphorique et engrais) et les différentes qualités. De plus, l’OCP se tient prêt pour répondre aux besoins mondiaux en engrais phosphatés.

     

     

    Plus de 24 milliards de DH de fonds propres


    Avec 10 millions de tonnes de phosphates exportées, l’OCP occupe 35,6% de parts de marché à l’échelle mondiale. A fin décembre 2010, ses exportations d’acide phosphorique se sont élevées à 2,3 millions de tonnes. Pour leur part, les exportations d’engrais solides ont atteint 1,68 million de tonnes. Au terme de 2010, l’OCP a réalisé un chiffre d’affaires de 43,5 milliards de DH (5,2 milliards de dollars), en hausse de 66% par rapport à 2009 et un résultat d’exploitation de 14,4 milliards de DH. Quant au résultat net, il s’est établi à 8,9 milliards de DH. Un résultat qualifié d’exceptionnel par le groupe car il lui permet d’améliorer ses fonds propres. Ces derniers passent de 16,7 à 24,3 milliards de DH. En 2010, la valeur des expéditions à l’étranger des phosphates a atteint 35,6 milliards de DH. Soit le quart des exportations nationales.


    Hassan EL ARIF

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