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Politique Internationale

Ça chauffe toujours en Syrie

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
Offensive meurtrière à Homs
Ceci sous l’œil des observateurs arabes
Les réactions internationales se multiplient

LES forces syriennes ont lancé, hier 26 décembre, une offensive militaire pour prendre le contrôle du quartier de Baba Amro à Homs. Cette offensive a fait au moins vingt morts, à quelques heures de l’arrivée des observateurs arabes. La situation est effrayante et le pilonnage est plus intense que lors des trois derniers jours, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Ce dernier, basé au Royaume-Uni, a demandé au secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, d’intervenir immédiatement pour empêcher un assaut contre l’hôpital al-Hikma, situé aux abords de Baba Amro et l’arrestation des blessés qui s’y trouvent. De son côté, le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l’opposition, avait déjà demandé dimanche dernier à la mission de la Ligue arabe de se rendre immédiatement à Homs, troisième ville du pays située à 160 km au nord de Damas. D’importantes manifestations contre le régime s’y déroulent régulièrement, ainsi que des affrontements meurtriers entre l’armée et des déserteurs. Les réactions internationales se multiplient. C’est le cas de la France qui a également demandé aux autorités syriennes de permettre aux observateurs de se rendre à Homs.
A noter qu’une première délégation d’environ 50 experts civils et militaires arabes était attendue, hier lundi en Syrie. Ceci dans le cadre d’un protocole de sortie de crise soutenu par la Ligue arabe pour mettre fin aux violences. Une première équipe de la Ligue était arrivée jeudi dernier à Damas, pour préparer la mission des observateurs. Le général soudanais, Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui doit diriger cette mission, se trouve pour sa part à Damas depuis dimanche.
Rappelons que cette mission fait partie d’un plan de sortie de crise, qui prévoit l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.
Damas avait officiellement accepté ce plan le 2 novembre, tout en continuant de tenter d’étouffer dans le sang la révolte entamée à la mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad.
Au total, la répression en Syrie a fait au moins 5.000 morts en neuf mois, selon l’ONU. Mais le régime ne reconnaît pas l’ampleur de la contestation et accuse des gangs armés de semer le chaos en Syrie.
Vendredi 23 décembre, les autorités ont accusé Al-Qaïda d’être derrière deux attentats depuis le début de la révolte, qui ont visé des locaux des services de renseignements à Damas, faisant 44 morts.

F. Z. T avec AFP

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