×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Filles-mères
Pour que la grossesse ne soit plus une honte

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
Education sexuelle, avortement et sensibilisation, les solutions
Les mères célibataires sont jeunes et démunies

«L’éducation sexuelle à l’école est importante. Beaucoup de grossesses non désirées pourraient être évitées», souligne Chakib Guessous, auteur du livre «La grossesse de la honte»

La situation des filles-mères est des plus complexes et leur situation concerne toute la société. C’est le thème de la conférence qui s’est tenue le 7 décembre à l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC). Chakib Guessous, radiologue et anthropologue, et auteur du livre «La grossesse de la honte», répond à nos questions.

- L’Economiste : Quel est le profil des filles mères aujourd’hui ?
- Chakib Guessous: Le profil des filles-mères est toujours le même. Il s’agit de mineures ou de jeunes adultes âgées entre 20 et 30 ans. Leur niveau d’instruction reste faible et ce, même si elles ont terminé le collège. Et elles sont peu nombreuses à atteindre le niveau universitaire. Concernant leur profession, elles sont employées de maisons ou travaillent dans le secteur agricole pour la majorité. Il y a aussi, des salariées des secteurs privé et public ainsi que des fonctionnaires.
Même si, officiellement il n’y a aucune statistique. Le seul chiffre fiable est qu’au début de la décennie passée il y avait au minimum deux accouchements par jour.
- Chaque année, le nombre d’abandons d’enfants augmente. Comment lutter contre ce fléau ?
- Il ne faut pas se voiler la face. Cette situation est une bombe à retardement prête à exploser. Il y a environ 750 enfants qui naissent à Casablanca par an, soit 5.000 sur tout le Maroc. En 10 ans, cela fait prés de 50.000 enfants. Or, ce sont des enfants qui vont être voués à des situations de désespoir et qui vont représenter des charges et des problèmes pour la société. Il faut réagir vite et mettre en place un système pour combattre ce fléau.

- Comment?
- L’éducation sexuelle dans les écoles, la légalisation de l’avortement et la sensibilisation. A mon avis, La loi doit changer et s’adapter à l’évolution des mœurs. Ainsi, il faudrait légaliser l’avortement dans 3 situations particulières : en cas d’inceste, en cas de viol et en cas de mineures non mariées. Enfin, le problème des filles-mères ne pourra pas être résolu s’il n’y a pas la sensibilisation de la communauté.
Propos recueillis par Zineb SATORI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc