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Régions

Zenata: Scandale autour d’une décharge sauvage

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
Depuis deux mois, un dépotoir prend des proportions surdimensionnées
Les habitants montent la garde pour empêcher de nouveaux déchargements

Le spectacle des décharges sauvages fait désormais partie du paysage urbain. En cause, l’incompétence des élus et l’absence de contrôle des sociétés chargées de la gestion des déchets. Sur la photo, la décharge de Zenata, non loin du projet immobilier Dyar Al Mansour

A ville nouvelle, décharge nouvelle! Depuis un peu plus de deux mois, une décharge sauvage a vu le jour près de la ville nouvelle de Zenata, à proximité du projet immobilier Dyar Al Mansour, réalisé par la CGI. Située exactement au km 110, la décharge ne cesse de prendre des proportions incommensurables.
L’on se demande d’ailleurs comment des camions entiers arrivent à déverser leur chargement d’ordures ménagères et chimiques dans l’impunité totale. Indisposés par les odeurs pestilentielles qui envahissent leur quartier, des habitants d’Aïn Harrouda ont manifesté sur place à plusieurs reprises. «Le caïd nous a transmis samedi 17 décembre un message verbal du gouverneur de Mohammedia et nous a promis de nous débarrasser de la décharge après le départ du Souverain. Presque une semaine plus tard, rien n’a été fait», s’indigne un riverain. En attendant, des camions, venant de la zone industrielle de Bernoussi, de la commune Beni Yakhlef, de Mohammedia…, continuent de déverser leurs déchets. La situation est devenue insupportable pour les habitants du quartier Meghraoua. Si bien qu’ils ont décidé de prendre les choses en main. Pour commencer, ils se sont mobilisés pour empêcher que de nouveaux déchets ne soient déversés sur le site.
Les Meghraoua (habitants d’un quartier d’Aïn Harrouda) se relayent pour monter la garde sur place. «Pour nous protéger du froid hivernal, nous avons dressé une tente de fortune. Nous avons pu empêcher plusieurs camions d’accéder au site, mais les autorités locales nous somment d’évacuer les lieux», explique un autre habitant, qui participait à une énième manif. Le nouveau dépotoir se trouve aux confins de la zone industrielle d’Aïn Harrouda, du moins ce qui en tient lieu. D’ailleurs, n’en pouvant plus, les employés d’une briqueterie n’ont pas hésité à quitter leur lieu de travail.
Cette fin d’année a connu plusieurs scandales liés à la collecte des déchets. Il y a d’abord Mohammedia et actuellement la ville de Tétouan. Dans les deux cas, c’est Tecmed qui est impliquée. La société Sita l’a remplacée au pied levé à Mohammedia. La mairie de Tétouan vient d’ailleurs de rompre son contrat avec Tecmed et un nouvel appel d’offres devrait être lancé. En fait, aucune ville n’est épargnée par le phénomène des décharges sauvages. A Casablanca, d’immenses dépotoirs continuent de s’amonceler dans plusieurs quartiers résidentiels tels que l’Oasis, Anassi, Bourgogne, Lahjajma…
La prolifération des dépotoirs en milieu urbain dénote d’un grave laisser-aller des élus, incapables de rappeler à l’ordre les sociétés délégataires de la gestion des déchets. Une situation attribuée également à l’incivisme et l’insouciance de personnes irresponsables. Or, depuis juillet dernier, l’accès à un environnement est devenu un droit constitutionnel.

Hassan EL ARIF

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