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Economie

Le gouvernement PJD n’impacte pas le risque pays

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
La note de la Coface inchangée au lendemain de la victoire du PJD
Il n’en est pas de même en Tunisie et en Egypte

Plusieurs pays ont été déclassés ou placés sous surveillance négative récemment par la Coface. Pour le cas de la Tunisie, de l’Egypte et de la Syrie, l’agence de notation ne voit toujours aucune raison de revoir les notes à la hausse

Imperturbable, tel semble être la situation du Maroc auprès des instituts d’évaluation du risque pays. En particulier chez la Coface (Compagnie française d’assurances pour le commerce extérieur), qui affirme réviser régulièrement ses notes, et qui maintient une note inchangée pour le Maroc. A4, c’est la note retenue pour le risque politique et économique du pays ; ce qui est en soi une marque d’une certaine stabilité politique et d’un environnement des affaires relativement favorable. Sur ce point, les résultats du Maroc sont clairement en contraste avec ceux des autres pays du Maghreb et de la région Mena qui n’ont pu résister au contexte régional précaire. Selon toute vraisemblance, l’accès du PJD au pouvoir à la suite de sa victoire aux dernières élections n’est pas de nature à rendre sceptique les investisseurs étrangers. L’appréciation du risque au Maroc demeure la même qu’en début d’année, la Coface attendant certainement la mise en œuvre effective des dispositions de la nouvelle Constitution et d’éventuelles réactions populaires attendues suite à l’exercice du pouvoir par le nouveau gouvernement pour l’intégrer dans sa prochaine évaluation.
Pendant ce temps, la Tunisie, l’Egypte et la Syrie sont placées sous surveillance négative. Leurs notes sont respectivement de A4, B et C avec une perspective baissière. Pour le cas de la Tunisie, la Coface relève des incertitudes politiques et de nombreux problèmes sociaux et économiques à surmonter. Ici, l’accès au pouvoir du parti islamiste Ennahda n’est pas de nature à rassurer. Dans ces conditions, l’activité économique demeure suspendue en attendant la reprise d’une stabilité politique. La dégradation la plus marquée concerne le tourisme (faisant vivre directement et indirectement 1,5 million de Tunisiens), avec une chute d’environ 45% au premier trimestre, puis l’industrie, avec un recul de près de 10% de la production. Par ailleurs, les investissements directs étrangers ont diminué d’un quart sur les quatre premiers mois de 2011.
Le cas de l’Egypte n’est pas plus reluisant. Neuf mois après la chute de Moubarak, le malaise des Egyptiens persiste. Au fond de la première étape du scrutin législatif, une deuxième révolution a éclaté. Cette première étape a d’ailleurs connu la distinction des islamistes avec les Frères musulmans et le mouvement salafiste Al-Nour. Dans ces conditions, « la transition politique reste incertaine», précise la Coface, et l’on s’attend à une forte décélération de la croissance. L’activité dans le tourisme, secteur clé pour le pays (6% du PIB au sens strict et 12% avec les retombées indirectes), aurait chuté de moitié. D’autres secteurs ont été touchés durant les premiers mois de 2011, le commerce de gros et de détail, les services financiers et commerciaux, les transports, les télécommunications et l’industrie manufacturière.
De son côté, la Syrie se retrouve avec l’avant-dernière note, un C synonyme d’importante instabilité politique et d’un climat des affaires très risqué. Le contexte politique très précaire, la faible croissance et la détérioration des déficits public et commercial, «risquent d’être à l’origine d’une augmentation des retards de paiements et de difficultés de recouvrement des créances», précise la Coface. Le dernier de la classe est bien évidemment la Libye, avec une note D, synonyme de grands risques politiques et économiques.

A. N.

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