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Evénement

Formation du gouvernement
Les menaces de l’Istiqlal

Par L'Economiste | Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager
Soutien critique du gouvernement sans en être membre
L’Equipement disputé par Benkirane et Abbas El Fassi
Recul de la présence féminine

DERNIER rebondissement dans la formation du gouvernement: l’Istiqlal a menacé de quitter la majorité s’il n’obtenait pas le ministère de l’Equipement et du Transport.
C’est du moins ce qui est ressorti de la réunion du bureau exécutif de l’Istiqlal, tenue dimanche à Rabat. Pour l’un de ses membres, les négociations devraient prendre du temps. Selon lui, on serait encore au stade de la répartition des portefeuilles alors qu’ailleurs, on parle déjà des noms de ministrables. D’ailleurs, Abbas El Fassi n’était pas content de voir le département de l’Equipement lui filer sous le nez. Il est allé jusqu’à dire que l’Istiqlal était prêt au «soutien critique du prochain gouvernement sans en être membre». Devant les membres du bureau exécutif, il a également affirmé ne pas avoir donné de liste de ministrables de son parti, ni écrite ni orale. Si cette affirmation s’avère pertinente, le nouveau gouvernement ne sera pas prêt pour demain. Reste que par ce changement de tactique, Abbas El Fassi cherche à mettre la pression sur Abdelillah Benkirane pour que ce dernier renonce au portefeuille de l’Equipement. Autrement, la sortie du patron de l’Istiqlal serait une sorte de manœuvre politicienne, destinée à calmer les ardeurs d’un bureau exécutif dont certains membres ne sont pas contents que leurs poulains ne soient pas sur la liste. Au PJD, on affirme que l’Istiqlal s’est montré subitement gourmant. Il aurait obtenu des postes importants qu’il n’avait pas lorsqu’il avait la Primature. Sans oublier la présidence de la Chambre des représentants confiée à l’Istiqlal qui vaut au moins deux portefeuilles, soutient un membre du secrétariat général du PJD.
Visiblement, c’est un terrain glissant. D’ailleurs, dans la répartition, certains portefeuilles ont changé de main en l’espace d’un week-end. C’est le cas de l’Agriculture et la Jeunesse et sport, initialement affectés au Mouvement populaire.
Lors de la réunion de son bureau politique samedi dernier, Mohand Laenser l’avait confirmé. Aujourd’hui, le MP est crédité du ministère de l’Intérieur, du Tourisme, de l’Energie et des mines et de la Modernisation des secteurs publics.
Pour l’heure, l’Istiqlal obtient les ministères du Commerce, d’industrie et des nouvelles technologies, de l’Agriculture et des pêches maritimes, de la Jeunesse et sport, de l’Education nationale, de l’Artisanat et d’un secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères. Plusieurs noms sont pressentis pour occuper le poste de ministre dans le prochain gouvernement comme Nizar Baraka pour le Commerce et industrie et Fouad Douiri, soit à l’Agriculture ou à l’Equipement si l’Istiqlal arrive à décrocher ce portefeuille. Fouad Douiri, ingénieur Ponts et chaussées, est membre de l’Alliance des économistes de l’Istiqlal et ex-président du directoire de RMA Watanya.
En tout cas, les portefeuilles tels que présentés par les partis politiques de la majorité accordent peu d’importance à la présence féminine. A peine trois femmes sur un gouvernement composé de 27 ministères, sans compter le chef d’orchestre Abdelillah Benkirane.
Dans cette affaire de formation du gouvernement, des noms circulent avec insistance et souvent confirmés par des membres des instances dirigeantes des formations politiques. Il est incontestable que dans cette liste des ministrables, c’est le Souverain qui tranchera, conformément à la nouvelle Constitution. Au ministère de l’Intérieur, c’est Mohand Laenser qui est pressenti. A l’Energie, aux mines et à l’eau, c’est Mohamed Ouzzine, secrétaire d’Etat sortant aux Affaires étrangères.
Au Tourisme, le MP a proposé Lah-cen Haddad et à la Modernisation des secteurs publics, Driss Merroune. En plus de départements de poids, le MP a eu toutefois la promesse de présider la Chambre des conseillers. Cette opération devrait intervenir au cours des prochains mois, juste après l’organisation des élections communales et régionales, prévues pour mars 2012. Cette chambre devra être recomposée selon la nouvelle Constitution qui a prévu 120 sièges au lieu de 270 actuellement.
Dans cette négociation, le PPS s’est bien débrouillé. Il a obtenu 4 portefeuilles jugés importants comme le ministère de l’Habitat, l’urbanisme et la politique de la ville, l’Emploi et la formation professionnelle, la Santé et les MRE.
Là aussi, sauf changement, Nabil Benabdallah est pressenti à la tête du département de l’Habitat. Abdelouahad Souhail, membre du bureau politique et ancien président du CIH, du temps de la Commission d’enquête parlementaire, a accompagné Benabdallah dans les négociations pour la formation du gouvernement. Si rien ne change, il sera à la tête du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Pour la Santé, le PPS a proposé le Dr Lhoucine Ouardi, membre du bureau politique et actuellement chef du service des urgences à l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca. Kajmoula Bent Abi devrait s’occuper du secrétariat d’Etat aux MRE auprès du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.

Les portefeuilles du PJD

LA répartition actuelle des postes ministériels accorde au PJD un ministère d’Etat pour Abdellah Baha. Au total, le parti est crédité de 10 portefeuilles. Il s’agit ainsi de l’Economie et des Finances (Najib Boulif), de la Justice et des droits de l’Homme (Mustapha Ramid), des Affaires étrangères (Saâdeddine Othmani), des Affaires générales et de gouvernance (Aziz Rabbah), des Relations avec le Parlement (Lahbib Choubani), de la Culture et la communication (Mustapha Khalfi), de l’enseignement supérieur (Lahcen Daoudi) et du Développement social et de la Famille (Bassima Hakkaoui). Quant à l’Equipement et le transport, à l’heure où nous mettions sous presse, il était en négociation entre le PJD et l’Istiqlal.

Mohamed CHAOUI

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