×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie Internationale

    Travail des enfants: 60% dans les pêches et l’aquaculture

    Par L'Economiste | Edition N°:3685 Le 26/12/2011 | Partager
    Un document de la FAO et l’OIT se penche sur la question
    Il y a environ 215 millions d’enfants travailleurs dans le monde

    Un document du FAO et de l’OIT recommande de s’assurer que la législation nationale du travail prévoit une protection totale des enfants. Près de 60% travaillent dans le secteur agricole, y compris dans les pêches et l’aquaculture

    Le travail des enfants continue. Il est estimé qu’il y a environ 215 millions d’enfants travailleurs dans le monde dont près de 60% qui travaillent dans le secteur agricole, y compris dans les pêches et l’aquaculture. La FAO et l’Organisation internationale du travail (OIT) ont publié le 23 décembre 2011, la première version d’un document visant à aider les décideurs et les autorités gouvernementales à affronter l’épineuse question du travail des enfants dans les pêches.
    La plupart des experts conviennent que le travail des enfants dans les pêches est un problème diffus. Mais on manque de détails. Les statistiques sont insuffisantes et s’appliquent souvent à tous les secteurs confondus (pêches, foresterie, agriculture et élevage). Les activités auxquelles prennent part les enfants vont de la pêche active, de la préparation des repas dans les bateaux, de la plongée pour attraper les poissons des récifs ou pour dégager les filets accrochés. Ils peuvent aussi rassembler les poissons dans les filets, décortiquer les crevettes ou nettoyer les poissons et les crabes, réparer les filets, trier, débarquer et transporter les captures, et transformer ou vendre les produits de la pêche.
    Si certaines de ces activités sont dangereuses, d’autres ne le sont pas. «Le travail accompli par des enfants et le travail des enfants ne sont pas forcément la même chose», selon le document FAO-OIT. Ces auteurs expliquent que «si le travail des enfants compromet leur bien-être ou entrave leur éducation et leur développement, ce n’est pas forcément le cas de tous les types de travail. Ces derniers peuvent même être bénéfiques pour l’apprentissage des enfants d’un certain âge». Aussi les interventions visant à endiguer le travail des enfants doivent-elles être à même de faire cette distinction. Investir dans la prévention du travail des enfants est l’approche la plus efficace pour mettre fin à cette pratique sur le long terme, selon la FAO et l’OIT. Cela signifie en affronter les causes profondes pour empêcher les enfants à risque de se retrouver exploités au travail. «Si l’on s’attaque au problème de la pauvreté et au développement, on a de meilleures chances de soustraire les enfants à des tâches inadaptées, et en particulier des travaux dangereux», affirment les auteurs du document qui est actuellement ouvert aux observations du public.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc