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    Les textiliens «rêvent» d’un nouveau plan anticrise

    Par L'Economiste | Edition N°:3685 Le 26/12/2011 | Partager
    La demande plonge dans les deux marchés-phares, France et Espagne
    L’inquiétude monte chez les industriels

    Après la chute en 2009 du chiffre d’affaires à l’export (hors intrants), un léger redressement a été observé en 2010. Sur les onze premiers mois de 2011, une amélioration de 5% a même été réalisée par rapport à la même période de 2010

    Les industriels du textile-habillement appréhendent avec beaucoup d’inquiétude la saison 2012. En cause, «la crise dans laquelle est plongée l’Europe a tout pour durer plus longtemps et faire fondre les commandes», confie El Mostafa Sajid, président de l’Association marocaine du textile et habillement (Amith). Déjà, le marché français, premier débouché des opérateurs marocains, a accusé une contraction de la demande des articles d’habillement de 3% au 3e trimestre. L’Espagne qui constitue notre 2e marché, traverse aussi une crise sans précédent. «Or ces deux pays concentrent environ 80% de la demande adressée au Maroc», s’inquiète Sajid. Aussi, les professionnels n’écartent pas la possibilité de renégocier avec le prochain gouvernement la reconduction du plan anticrise initié en 2009 au plus fort de la crise. Surtout que l’ordonnance - les dégrèvements des charges sociales et les garanties apportées aux crédits de trésorerie - s’est révélée efficace pour le maintien de l’emploi et le redressement des exportations (voir infographie).
    Résultat, les industriels ont évité des douloureux réajustements et dès la reprise, ils étaient prêts à répondre aux commandes européennes. «Mieux, le programme a permis la formation et l’embauche de 8.000 personnes supplémentaires à fin août dernier», révèle Sajid.
    L’examen du bilan des mesures déployées par le Comité de veille stratégique montre en effet l’importance du volet social : 60% des demandes ont porté sur l’exonération des cotisations sociales. Au total, cette subvention a porté sur 505 millions de DH affectés à 444 entreprises dont 80% appartiennent au textile-habillement.
    En ce qui concerne la formation, 163 certificats d’éligibilité ont été délivrés. Les entreprises du textile-habillement et cuir viennent en tête avec une part de 80% des contrats formation/insertions. Le reste a été décroché par le secteur des équipements automobiles, une activité dont les besoins en formation sont aussi importants.
    Parallèlement, l’investissement n’est pas en reste. La Caisse centrale de garantie a instruit pas moins de 131 dossiers en 2010 pour un montant agréé de 725 millions de DH. Là aussi, le secteur du textile s’est taillé 93% des demandes. Il en est de même de l’effort de diversification de débouchés. La participation aux foires et missions de prospection s’est soldée par 177 demandes de remboursement déposées auprès de la Société marocaine de l’assurance à l’exportation (Smaex). Sur ce chiffre, 125 entreprises relèvent également du secteur du textile-habillement.

    A. G.

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