×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Régions

Fès: Un millier de ménages réclament un logement

Par L'Economiste | Edition N°:3683 Le 22/12/2011 | Partager
Ils squattent un terrain de 45 ha appartenant à l’ONCF
Les autorités tentent d’empêcher toute construction

Les manifestants empêchés de squatter le terrain de l’ONCF, ont organisé une marche vers la wilaya de Fès

Manifestation, jets de pierres, renforts et interventions des forces de l’ordre. C’est un lot, devenu quotidien depuis samedi dernier, au quartier El Massira, relevant de la Commune de Zouagha. Ici, près de 1.000 familles réclament un logement décent. Elles ont squatté un terrain de 45 ha, appelé Coopérative El Mahdya, propriété de l’ONCF. Implanté dans la commune rurale d’Aïn Chkef relevant de la province de Moulay Yacoub, le terrain en question a été «choisi» d’abord pour sa proximité avec les frontières de la ville. Et puis, pour sa superficie qui répondrait aux besoins d’un très grand nombre de familles.
De fait, une centaine d’individus le squattent depuis vendredi soir. Femmes, hommes et enfants, de Fès et d’ailleurs, veulent le partager à leur guise. «Nous représentons un échantillon des familles composées. Nous n’avons pas de quoi payer le loyer. Si l’autorité nous octroie ce terrain, nous serons soulagées», dit l’un des manifestants. «Nous voulons juste un abri», poursuit un autre. Et pour grossir les rangs, les manifestants ont fait appel à d’autres bidonvillois. Les protestataires se sont dirigés vers le domicile du maire avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Mardi, c’est le parvis de la wilaya de la région qui a été occupé, puis celui de la province de Moulay Yacoub. A proximité du quartier El Massira, les autorités veillent au grain en permanence, afin de contrer toute «invasion». Au cours du weekend dernier, gendarmes, policiers et forces auxiliaires ont été déployés, d’urgence, vers le terrain en question. L’objectif étant de détruire les premières constructions de fortune qui pourraient annoncer la naissance d’un nouveau bidonville, alors que certains avaient déjà entamé des travaux…
Hier, à l’heure où nous mettions sous presse, la tension n’était pas encore apaisée. Des élus de l’opposition, ont tenté de calmer le jeu, sachant qu’il s’agit d’une population névralgique. Rappelons que depuis 5 ans, des centaines de ménages des différents bidonvilles de Fès ont bénéficié des opérations de recasement.
La démolition des baraques a toujours été la condition sine qua non pour la livraison des maisons dans le cadre du programme villes sans bidonvilles (VSB). Notons que le remplacement de l’habitat insalubre se poursuit malgré des difficultés inhérentes au montage de certains projets. Le contrat VSB est à mi-chemin: 99% de recasement à Aïn Smen et près de 37% de recasement et relogement à Dhar El Mehraz où une nouvelle offre vient d’être proposée aux habitants. L’objectif est de finaliser ce contrat avant la fin de l’année 2012.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc