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Tourisme: La FNT se dote d’un bras financier

Par L'Economiste | Edition N°:3683 Le 22/12/2011 | Partager
Les enjeux du rapprochement avec l’ANIT
Un mariage de raison

Le tourisme est composé de cinq fédérations et deux associations au sein d’une méga-fédération. Si la FNT a réussi à regrouper sous sa coupole l’essentiel des opérateurs, le moroccan travel management (MTM) résiste toujours

Ennemis d’hier, amis d’aujourd’hui ! Longtemps contestée par les professionnels du tourisme, l’association nationale d’investissement touristique (Anit) signe son rapprochement avec la Fédération nationale du tourisme (FNT) (voir L’Economiste du 20 décembre). Un mariage qui s’est fait non sans douleur vu que les négociations ont duré 8 mois. La création même de l’Anit avait déclenché de fortes tensions. Une association regroupant des fonds d’investissement, qui réclamait, outre l’adhésion à la CGEM, un droit de cité dans l’élaboration de la Vision 2020 du tourisme. Ce que, la FNT voyait d’un mauvais œil. De plus, pour la fédération, l’investissement ne faisait pas partie des métiers du tourisme. Mais à d’autres temps d’autres résolutions. Aujourd’hui, l’Anit pèse 50 milliards de DH en portefeuille d’investissement, des fonds qui ne peuvent être que les bienvenus dans ce contexte d’assèchement des liquidités.
Un volet qui a fortement fait défaut à la FNT qui n’était pas bien outillée pour convaincre les investisseurs étrangers. Alors, la FNT avait-elle vraiment le choix de ne pas intégrer l’Anit? Pas si sûr. Outre ces détails stratégiques, il était temps de mettre fin à cette balkanisation de la profession. Six fédérations, deux associations et pourtant, «depuis un an rien n’a été fait pour l’opérationnalisation de la vision 2020», regrette Fouad Chraibi, président de l’Anit, désormais considérée au sein de la FNT comme une sorte de fédération métier. D’autant plus que «la situation de l’investissement est critique». En effet, si les professionnels se sont réjouis de l’arrivée des 23 milliards de DH injectés en soutien à la Vision 2020 en partenariat avec des pays du Golfe, 130 milliards de DH sont encore à chercher. Cependant, ce rapprochement Anit/Fnt donnera sans doute une plus grande force de négociation aux opérateurs face au nouveau Chef du gouvernement.
Toutefois, si la FNT est parvenue à regrouper sous sa coupole l’essentiel des fédérations du tourisme, il demeure un atome libre : le moroccan travel management (MTM). Un club de voyagistes qui représente 70% du tourisme réceptif et que la FNT aurait tout intérêt à attirer. En dehors de la désorganisation, d’autres facteurs bloquent l’arrivée d’investisseurs. Si la vision 2020 comporte un certain nombre de projets, leur montage n’est pas finalisé. Ce qui limite l’attractivité de la destination où le taux de rentabilité ou encore le retour sur investissement, ne sont pas garantis. Pour sa part, Abdelatif Kabbaj président de la fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) soutient que «avant de relancer l’investissement, il faut rentabiliser l’existant. Les hôteliers affichent un taux d’occupation de 42% (fin octobre) alors que pour être rentable le minimum requis est de 65%. Les estimations des professionnels tablent sur un taux de 39% à fin décembre.

Ilham BOUMNADE

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