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Politique Internationale

Espagne: Mariano Rajoy prend les commandes

Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
Il promet austérité et réformes
Une loi de stabilité budgétaire en urgence

«Je sais que les choses ne sont pas faciles, qu’elles vont être difficiles mais j’ai l’envie et la détermination de faire avancer l’Espagne», a déclaré Mariano Rajoy. «Le gouvernement fait ce qu’il peut, mais il est évident qu’il ne peut absolument pas tout faire», a-t-il prévenu

UN nouveau tournant. Les députés espagnols ont élu hier, mardi 20 décembre, le conservateur Mariano Rajoy, en tant que Chef du gouvernement. Seul objectif: bien gérer le pays. Rappelons que les relations avec l’Espagne sous la conduite de ce parti de droite ont souvent été marquées par des tensions diplomatiques (cf. www.leconomiste.com, du 21/11/2011).
Rajoy en terrain miné. C’est le cas de le dire avec des dossiers épineux et en suspens entre le Maroc et l’Espagne: pêche, situation des immigrés, l’affaire du Sahara ou les deux présides de Sebta et Melillia. Reste qu’il est de l’intérêt des deux pays d’éviter un retour en arrière.
Ceci dit, Rajoy prêtera serment ce mercredi devant le roi Juan Carlos, avant d’annoncer la composition de son cabinet qui entrera en fonctions jeudi. Le volet économique prime d’abord. Lors du débat d’investiture devant le Parlement, Rajoy avait annoncé des réductions budgétaires de 16,5 milliards d’euros au moins en 2012 dans le secteur public pour tenter de contenir le déficit du pays. Les détails de son programme étaient très attendus par les marchés.
L’Espagne a connu ces derniers mois plusieurs épisodes de turbulences face aux investisseurs, en pleine crise de la dette en zone euro. Le pays souffre d’une croissance atone qui risque de se transformer en récession début 2012, alors qu’il s’est fixé comme priorité la réduction de son déficit public. L’objectif d’une réduction du déficit à 6% du PIB en 2011, après 9,3% en 2010, pourrait toutefois ne pas être atteint, a prévenu Rajoy.
Dès le 30 décembre, un conseil des ministres doit approuver de premières mesures d’urgence. Parmi ses premiers chantiers, le gouvernement de droite fera voter en janvier une loi de stabilité budgétaire. Celle-ci complètera la réforme de la règle d’or approuvée en septembre par l’Espagne, qui introduit dans la Constitution le principe de l’équilibre budgétaire. Mariano Rajoy mènera aussi au 1er trimestre une modernisation de la législation du travail pour faire face à la plus grande faiblesse de l’économie espagnole: taux de chômage de 21,52%.
La nouvelle équipe dirigeante prévoit également d’ouvrir un processus de simplification du secteur public via une profonde réforme administrative.

F. Z. T.

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