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    Europe

    Le FMI, dernière option pour sauver l’Europe

    Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
    Les dirigeants européens ont augmenté le FMI de 150 milliards d’euros
    objectif : garantir la stabilité et prévenir l’aggravation de la crise
    Mais les 200 milliards d’euros prévus et nécessaires n’ont pas été atteints

    Le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker a annoncé lors d’une réunion lundi 19 décembre que la zone euro vient d’augmenter le budget du FMI de 150 milliards de dollars dans l’optique de soutenir les pays européens en difficulté et de leur apporter un apport financier en cas de besoin

    LE mécanisme européen de stabilité (MES) est relancé. Après avoir multiplié les sommets et envisagé bon nombre de solutions intermédiaires, les dirigeants européens ont finalement eu recours au FMI. En effet, le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker a annoncé lundi 19 décembre, au cours d’une réunion des ministres des finances, que la zone euro avait renfloué les ressources du Fonds monétaire international (FMI) de 150 milliards d’euros.
    Objectif : soutenir les pays de la zone euro en difficulté en cas d’aggravation de la crise et mettre à disposition un apport financier en cas de besoin. Des mesures qui tranchent délibérément avec les décisions prises lors du dernier sommet du G20 à Cannes début novembre, qui écartaient tout financement par un organisme international. Une aubaine pour les pays en difficulté dans la zone euro tels que l’Irlande, le Portugal ou encore la Grèce qui n’ont évidemment pas contribué à ces prêts.
    Tout n’est cependant pas gagné pour la zone euro. En effet, les dirigeants européens avaient prévu un total de près de 200 milliards d’euros pour résorber la crise de la dette lors du sommet des 8 et 9 décembre. La différence pourrait être comblée par quatre pays de l’UE non membres de la zone euro : la République tchèque, la Suède, le Danemark et la Pologne. Les Etats en question ont accepté de prêter main forte financièrement, après avoir obtenu l’accord de leurs parlements respectifs. Ainsi, le ministre suédois des Finances a indiqué que son pays était apte à accorder un prêt atteignant les 100 milliards de couronnes suédoises, soit près de 11 milliards d’euros, une somme qui pourrait être modifiée en fonction des contributions des autres pays. La Pologne et le Danemark ont pour leur part annoncé pouvoir fournir respectivement 6 et 5,4 milliards d’euros.
    Par ailleurs, les ministres des Finances ont également fait appel aux pays non membres de la communauté européenne au nom de la stabilité financière mondiale. Aussi, plusieurs puissances économiques, dont la Russie ou encore la Chine, pourraient apporter leur contribution. La Russie pourrait notamment, selon des sources proches de Dimitri Medvedev, engager une somme avoisinant 7,5 milliards d’euros. Mais la somme manquante pourrait ne pas être livrée dans sa totalité à cause de plusieurs pays, tels que le Royaume-Uni, réticents à se joindre au projet de prêts bilatéraux du FMI.

    Karim AGOUMI

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