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    Europe

    Bâle III: De nouvelles mesures pour soutenir les banques

    Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
    Plusieurs grandes banques pourraient faire défaut au plan de sauvetage européen
    Solution : Bâle III impose de nouvelles normes préventives
    Un ratio de fonds propres fixé à 7% des engagements bancaires

    Selon Vitor Constancio, vice-président de la BCE, plusieurs banques pourraient faire défaut à la zone euro, menaçant son équilibre financier. De nouvelles normes instaurées par Bâle III pourraient cependant résoudre le problème

    RIEN ne va plus pour l’Europe. Bon nombre de banques pourraient plomber simultanément le plan de sauvetage de la zone euro. En effet, le risque que deux voire plusieurs établissements bancaires fassent défaut à l’Europe a largement augmenté depuis six mois. Selon la Banque centrale européenne (BCE), il pourrait s’agir d’un seuil jamais atteint depuis 2007. Ainsi, la probabilité que deux banques ou plus fassent défaut au même moment à l’UE d’ici deux ans est passé de quasi-nulle en début 2007 à 25% aujourd’hui, avec plusieurs pics avoisinant les 15% entre temps, indique la BCE dans son rapport semestriel sur les risques pour la stabilité financière dans la zone euro et par le biais d’un indicateur de risque systémique. Ce dernier a par ailleurs pu être calculé par l’institution de Francfort en prenant en considération le cours des actions et des contrats liés représentant une protection contre tout évènement de crédit émanant de ces banques. Plus concrètement, cela pourrait se traduire dans un futur proche par d’importants risques menaçant l’équilibre financier de la zone euro, et qui se sont accrus considérablement pendant le second semestre, a affirmé Vitor Constancio, vice-président de la BCE.
    Aussi, les retombées pourraient devenir fatales pour l’Europe malgré les mesures établies par la BCE qui consistent à injecter des fonds illimités et à moindre coût aux banques. En effet, une réduction de l’offre de crédit bancaire, appelée également ‘crédit crunch’ pourrait à long terme déstabiliser le secteur financier et aggraver la crise de la dette. L’amoindrissement aura également un impact négatif important sur la croissance économique européenne ainsi que sur le Royaume-Uni hors zone euro.
    Pour résoudre le problème, le Comité de Bâle, dispositif prudentiel destiné à mieux prévoir les risques bancaires, a proposé lundi dernier aux banques un format commun pour détailler la composition de leurs fonds propres qui entrera en vigueur à la fin de la période d’introduction des nouvelles normes de Bâle III début 2018. Objectif : faciliter l’évaluation détaillée des fonds propres bancaires et pouvoir établir des comparaisons sur le plan international. Ainsi, un ensemble de normes prudentielles sera appliqué par la majorité des banques et entraînera la mise en place d’un ratio de fonds propres durs (comprenant capital social et bénéfices mis en réserve) atteignant au moins 7% des engagements bancaires. Par ailleurs, les 29 banques dont la faillite menacerait le plus le système bancaire verront leur taux augmenté de 1 à 2,5 points par rapport aux autres établissements.

    Karim AGOUMI

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