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    Economie

    BAM revoit les prévisions de croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
    Au maximum 5% en 2011 contre 5,5% anticipés précédemment
    Le ralentissement des exportations hors phosphates notamment mis en cause
    Inflation maîtrisée, le taux directeur maintenu à 3,25%

    La tension dans les pays européens, principaux partenaires du Maroc, pourrait impacter la croissance locale plus rapidement que prévu. D’ailleurs, les prévisions pour l’année 2011 ont été revues à la baisse. La croissance se situerait entre 4 et 5% contre une hausse du PIB compris entre 4,5 et 5,5% attendue précédemment

    Le dernier conseil de Bank Al Maghrib en 2011 n’a pas bouleversé les anticipations des professionnels. Sans surprise, la Banque centrale a maintenu son taux directeur à 3,25% comme nous l’annoncions dans notre édition du 20 décembre. Il faut dire qu’en dehors de la tension sur les liquidités bancaires, l’évolution des autres indicateurs ne prêtait pas à une modification du taux- mère. L’inflation, malgré une légère augmentation de 0,5% en glissement annuel en novembre, reste en ligne avec les prévisions de la Banque centrale. L’inflation sous-jacente, elle, s’est située à 1,6% en novembre après 1,5% en octobre. Son calcul qui exclut les prix des produits alimentaires volatils et des produits réglementés permet une meilleure appréciation des risques sur la stabilité des prix à moyen terme. Globalement, l’inflation devrait se situer à 2,1% au terme du premier trimestre 2013. Elle bouclera cette année autour de 1% en moyenne contre 1,3% prévu. Pour 2012, la Banque centrale table sur une moyenne de 1,5%.
    En ce qui concerne la situation économique, les tensions dans les pays européens, principaux partenaires du Maroc, pourraient impacter la croissance locale plus rapidement que prévu. D’ailleurs, les prévisions pour l’année 2011 ont été revues à la baisse. La croissance se situerait entre 4 et 5% contre une hausse du PIB compris entre 4,5 et 5,5% attendue précédemment. Cette révision s’explique en partie par le ralentissement du rythme de croissance des recettes des voyages ou encore des exportations hors phosphates et produits dérivés constaté depuis quelques mois.
    D’un autre côté, la situation des finances publiques a été passée au crible. La compensation dépasserait 46 milliards de DH contre 45 milliards prévus. La réforme de la compensation a repris de l’importance ces derniers mois non seulement en raison de la flambée de la charge, mais également parce que c’était devenu un enjeu électoral. Au-delà de ces aspects, plusieurs institutions internationales dont le FMI ont rappelé dernièrement l’urgence de la réforme du système de subvention. Le Fonds le qualifie de «coûteux, inefficace et inéquitable». Son maintien en l’état actuel «risquerait d’entamer la soutenabilité budgétaire», avertit le FMI. Déjà pour 2011, le déficit budgétaire atteindrait 5,5% du PIB selon les estimations de la Banque centrale. C’est un point de pourcentage supérieur au niveau de 2010. Le déficit des comptes publics pourrait atteindre 7,5% du PIB à moyen terme en l’absence de mesures correctrices, prévient le FMI.

    F. Fa

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