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    Le plan d’aménagement qui chamboule Fès

    Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
    La version finale a nécessité 2 ans de concertations
    Une ceinture verte de 2.000 ha et un développement réfléchi
    Répondre à la demande sociale: une priorité

    Le nouveau plan d’aménagement de l’agglomération de Fès entend mettre à niveau les secteurs de Jnanates, Sahrij Gnaoua et Aouinat El Hajjaj. Ci-contre, une partie du quartier Aouinat El Hajjaj qui mérite une véritable restructuration

    Apres deux années d’études et de concertations, le nouveau plan d’aménagement (PA) de l’agglomération de Fès est désormais fin prêt. «Une première présentation au comité technique local (CTL) a eu lieu au siège de la wilaya sous la présidence du wali», informe Abdelkader Benbassou, inspecteur régional du ministère de l’Habitat. Et d’ajouter qu’à l’issue des travaux de cette commission, le projet a fait l’objet de corrections et d’amendements pour intégrer les remarques et observations des services techniques préfectoraux et régionaux, ainsi que celles des chambres professionnelles.
    La prise en compte des travaux de la CTL d’une part et la nécessité de respecter les options majeures du schéma directeur de l’agence urbaine (SDAU) de Fès, encore en vigueur jusqu’à l’horizon 2015, d’autre part, avec l’intégration des grands projets autorisés, ont amené le bureau d’études à procéder à des réajustements et des vérifications sur le terrain. Ceci, afin d’aboutir à la présentation d’un projet cohérent et ambitieux à l’échelle de la capitale spirituelle. Le document, aujourd’hui ficelé, est transmis par les services de l’Agence urbaine et de sauvegarde de Fès (AUSF) à la wilaya, pour le soumettre à l’avis des élus, à la délibération du conseil municipal et à l’organisation de l’enquête publique commodo et incommodo. Cette procédure devra être clôturée dans un délai de deux mois.
    Concrètement, les grandes lignes du PA prennent en considération quatre objectifs de développement. D’abord Fès qui sera positionnée comme capitale régionale. Ceci, en la dotant d’équipements structurants (cité sportive, palais des congrès, cité des arts et des métiers d’artisanat), en renforçant ses fonctions métropolitaines (nouveau campus universitaire, technoparc, cité administrative et capitale régionale), et en favorisant l’investissement dans le tourisme, la connaissance et les nouvelles technologies.
    Le 2e objectif du nouveau plan est la protection de l’environnement. A ce titre, sont inscrits les sites sensibles, le réseau hydraulique, la gestion et la prévention des risques (zones inondables, fortes pentes), l’aménagement et l’intégration des carrières et leurs abords, et enfin le renforcement de la trame verte de l’agglomération. En matière d’habitat, le PA entend répondre à la demande sociale. Une réponse qui se fera via la résorption des déficits et de l’insalubrité dans l’habitat, l’amélioration de l’accès au logement, aux équipements et aux services de base. Sans oublier la maîtrise de l’accroissement du trafic en voiture et l’amélioration de l’offre en transport collectif. Pour ce qui est du phasage de l’urbanisation, il est proposé d’éviter l’ouverture à l’urbanisation de plusieurs fronts en même temps. Le PA tient compte des dispositifs de type ZAD (zone d’aménagement différé) ou ZAC (zone d’aménagement concerté) pour répondre progressivement aux besoins de la croissance urbaine. Les ZAC seront situées aux entrées de la ville côté autoroute, routes de Meknès et de Taza, cette dernière pouvant recevoir une zone d’accueil pour l’habitat social de relogement et logement à faible VIT. L’on a proposé aussi des outils de concertation pour s’adapter aux mutations et aux demandes imprévisibles. Et pour ne pas avoir une cité encombrée, les responsables de la ville veulent maîtriser aussi l’urbanisation. Dans ce volet, il est question de limiter l’étalement urbain en contenant les extensions. La mutation des tissus urbains, la valorisation des friches et la mise à niveau et l’intégration des quartiers nord sont aussi préconisées. Sans oublier le développement d’un polycentrisme et le renforcement de l’unité de la ville.

    Trame verte

    Le PA repose sur quatre composantes essentielles. Il s’agit tout d’abord d’une trame verte qui devra totaliser plus de 2.000 ha sur 13.000 ha du périmètre d’aménagement, soit plus de 15% de l’espace urbanisé. L’aménagement de cette trame s’appuiera sur plusieurs éléments. Le premier est le réseau hydrographique. Ici, sont répertoriés oued Fès en amont et qui présente une zone inondable, El Merja protégée par le SDAU, oued Mahraz qui traverse le quartier Montfleury et la route de Séfrou, et oued Lhimer qui traverse des zones d’habitat dense. La trame, c’est aussi deux coulées vertes: à l’est avec la vallée de Wislane en préservant la vue sur la médina, et à l’ouest grâce à oued Fès et ses affluents, tout en préservant la zone inondable. Et une ceinture verte périphérique. Celle-ci entend contenir les extensions et assurer la transition avec la banlieue et l’espace périurbain. On envisage également la réhabilitation et l’aménagement des carrières et la protection des abords. Ces carrières seront aménagées en espaces et équipements ouverts (sportifs, récréation, jardins) avec protection de leurs abords sur des zones de 40 à 50 m et relogement des ménages occupant les constructions situées à proximité. La protection des abords de la médina et du palais royal n’est pas en reste.

    Youness SAAD ALAMI

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