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Evénement

L’organigramme du gouvernement retouché

Par L'Economiste | Edition N°:3682 Le 21/12/2011 | Partager
Les secrétariats d’Etat se transforment en ministères délégués
Benkirane devrait être reçu aujourd’hui par le Souverain
Trois noms pour chaque poste ministériel

Pour la formation de son gouvernement, Abdelillah Benkirane a décidé de proposer au Souverain trois noms pour chaque poste ministériel du PJD. Il compte convaincre ses alliés de la majorité de faire de même pour leurs candidats

L’AUDIENCE royale que devait accorder hier le Souverain à Abdelillah Benkirane a été reportée pour aujourd’hui mercredi 21 décembre à Casablanca.
Cette rencontre sonne la cloche de la dernière ligne droite pour la formation de l’exécutif. D’ailleurs, le chef du gouvernement désigné a pris rendez-vous avec les trois patrons des partis de la majorité dans la soirée (Abbas El Fassi, Mohand Laenser et Nabil Benabdallah). Objectif: décider, une fois pour toutes, de la répartition des portefeuilles ministériels pour chaque formation de la majorité. Une source proche de Benkirane avance le quarté gagnant: 12 ministères pour le PJD, 7 pour l’Istiqlal, 5 au Mouvement populaire et 4 au PPS. Le reste servira à pourvoir les ministères dits de souveraineté. Sur ce chapitre, la nouvelle Constitution a été claire: les postes de souveraineté ont disparu pour laisser la place à des départements politiques. Sur ce chapitre, le PJD ne veut pas brusquer les choses. La tendance va vers des profils indépendants pour ces postes jugés sensibles. Mais dans cette affaire, c’est Benkirane qui les choisira et les proposera au Souverain. Mais attention, les ministères de souveraineté sont réduits à l’Administration de la défense, les Habous et le Secrétariat général du gouvernement (SGG), soutient un responsable politique. Ce n’est pas le cas du département de l’Intérieur ni celui des Affaires étrangères et de la coopération, qui devraient tomber dans l’escarcelle des politiques.
Reste que l’organigramme proposé par Benkirane au cabinet royal aurait subi quelques retouches pour une meilleure harmonie d’ensemble. C’est le cas d’un secrétariat d’Etat qui devra se transformer en ministère délégué. Il est inconcevable qu’un seul membre du gouvernement n’assistera pas aux réunions du Conseil des ministres. En effet, la nouvelle Constitution a réservé l’accès à cette réunion présidée par le Souverain aux seuls ministres. L’autre retouche concerne le ministère du Développement rural qui sera rattaché à l’environnement et aux eaux et forêts.
Même trois semaines après la nomination de Benkirane, le PJD ne lâche pas notamment les ministères des Finances, la Justice, les Affaires générales et les MRE. Le département de la Santé est toujours en discussion comme d’ailleurs l’Education, convoitée par le PJD et l’Istiqlal. Une chose est sûre, le parti de Benkirane a renoncé à d’autres portefeuilles comme notamment l’Agriculture, l’Energie et les mines, le Tourisme et l’Artisanat.
Dans cette répartition, Abdelillah Benkirane veut maintenir un certain équilibre entre ses alliés. Ainsi, les différents partis de la majorité doivent avoir leurs lots en ministères dans les pôles politique, économique et social.
En tout cas, au PJD, le thermomètre de la fièvre de la ministrabilité pique du nez. Pour l’heure, seules des têtes d’affiche ressortent dans les coulisses. Et pour cause, la commission des candidatures du Conseil national du parti, composée de 54 membres, n’a pas encore remis ses propositions au secrétariat général du parti qui devra trancher. Elle devra le faire aujourd’hui dans la matinée. Mais les noms qui reviennent pour le ministère de l’Economie et des Finances sont Lahcen Daoudi et Mohamed Najib Boulif. L’un sera ministre, l’autre ministre délégué chargé du Budget.
Quoi qu’il en soit, le PJD a décidé de proposer au Souverain trois noms pour chaque poste ministériel. Les autres partis sont invités à suivre la même démarche, avec au moins deux noms pour chaque département.
Si au PJD c’est la sérénité, il en va autrement pour les autres formations de la majorité. Les CV pleuvent sur les états-majors. Abbas El Fassi a reconnu officiellement avoir reçu 150 CV la semaine dernière. Le Mouvement populaire n’a pas échappé à la règle. Lors de la réunion du bureau politique de son parti hier dans la matinée, Mohand Laenser a avancé le chiffre de 60 CV. Il devra les examiner, en collaboration avec son compagnon des négociations avec les alliés, l’ancien ministre Saïd Ameskane. En principe, le MP devra obtenir 5 portefeuilles, mais ce nombre dépendra, en dernière instance, du nombre des sièges obtenus à la Chambre des députés et surtout de l’importance des ministères confiés au parti. Laenser a mis en avant la compétence, l’ancienneté dans le parti des candidats… Mais c’est lui, le secrétaire général, qui tranchera en fin de compte. Un article du règlement intérieur du parti lui accorde cette prérogative.

Mohamed CHAOUI

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