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    Politique Internationale

    Corée du Nord
    L’ère Kim Jong-Un a déjà commencé

    Par L'Economiste | Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager
    La succession parfaitement organisée
    Héritage: 60 ans d’instabilité et d’opacité
    Des Sud-Coréens se disent inquiets, mais les experts tempèrent

    Les Sud-Coréens ont-ils eu raison d’avoir peur? En tout cas, la Corée du Nord a effectué, hier lundi, un test de missile à courte portée

    L’annonce de la mort du numéro un nord-coréen Kim Jong-Il a pris de court les Sud-Coréens. Et pour cause, ils craignent qu’un conflit n’éclate avec le régime communiste après que l’armée a été placée en état d’alerte à la frontière avec le Nord. Le «Cher Leader»(1) est mort d’une crise cardiaque à 69 ans alors qu’il effectuait une tournée d’inspection en train à travers le pays. La dictature en héritage? Le fils Kim Jong-Un, désigné pour sa succession, hérite d’un pays parmi les plus fermés au monde, doté de l’arme nucléaire, mais isolé au plan diplomatique.
    Justement, va-t-on assister à une période d’incertitude? Les cadres nord-coréens ont déjà tout arrangé et le régime semble stable. Selon des observateurs, Kim Jong-Il a amendé les règles du parti et la Constitution, tout en s’assurant le soutien de la Chine. Un coup d’Etat militaire, pour eux, est dans l’immédiat exclu.
    En fait, les analystes sont convaincus que le pays le plus isolé de la planète allait changer après la mort de son dirigeant. Cette disparition sera le déclencheur pour des changements à l’intérieur et à l’extérieur de la Corée du Nord. Il faut dire que le régime communiste a résisté jusqu’ici aux pressions de son allié chinois en faveur de l’ouverture de son économie étatique, de crainte d’en perdre le contrôle. Les relations avec le gouvernement conservateur de Corée du Sud se sont refroidies depuis 2008. Deux systèmes politiques très différents. C’est le cas de la dire, les deux Corées restent techniquement en état de conflit armé depuis l’armistice précaire signé à l’issue de la guerre de Corée (1950-53). La surveillance et la sécurité des zones frontalières ont été renforcées. Le ministère de la Défense est très attentif à tout mouvement de l’armée du Nord.
    S’agissant de politique étrangère, le régime n’a aucun intérêt à rebattre les cartes. De nouvelles consultations directes entre Pyongyang et Washington laissent entrevoir une possible détente après des années de tensions autour du programme nucléaire nord-coréen. D’autres réactions de la communauté internationale n’ont pas tardé à tomber. L’UE suit avec attention la situation en Corée du Nord. Les Européens lui ont surtout fourni ces dernières années une aide humanitaire. Un autre constat: le fils hérite d’une économie «agonisante» dans un pays marqué par la famine et de graves pénuries alimentaires à répétition.
    A noter que Standard and Poor’s a prévenu, hier lundi, que la solvabilité de la Corée du Sud pourrait être menacée si la mort du leader nord-coréen entraînait une instabilité politique dans la région, même si sa note n’est pas affectée à court terme.

    F. Z. T.
    (1) La Corée du Nord a décrété un deuil national jusqu’au 29 décembre, lendemain des funérailles.

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