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    Entreprises familiales
    Vendre à un tiers n’est plus exclu
    Entretien avec Zakaria Fahim, Managing Partner BDO

    Par L'Economiste | Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager

    «L’entreprise familiale, obsédée par l’indépendance, ne prend pas le temps de voir les différents mécanismes offerts pour grandir notamment en terme de capital-investissement», selon Zakaria FAHIM, Managing Partner BDO

    L’idée de transmission fait de plus en plus son chemin auprès des dirigeants d’entreprises familiales. Reste, souligne Zakaria Fatim, Managing Partner BDO, qu’il est primordial de former et informer les cédants potentiels sur l’intérêt d’une transmission préparée et sur le danger de ne rien faire.

    - L’Economiste: Qu’est-ce qui caractérise aujourd’hui une entreprise familiale?

    - Zakaria Fahim: Elle est caractérisée par un patriarche et une «cour», c’est surtout vrai quand les enfants n’ont pas fait d’études et ont démarré leur carrière dans la société du père. L’entreprise familiale, si elle reste très proactive, et moins tournée vers des aspects financiers en privilégiant une création de valeur patrimoniale pêche par son refus de s’ouvrir sur d’autres partenaires. Elle est obsédée par l’indépendance sans souvent prendre le temps de voir les différents mécanismes offerts pour grandir notamment en termes de capital-investissement. Par ailleurs, la faiblesse de la taille et l’opacité de ces entreprises en général ne leur permettent pas d’aller en nombre sur le marché boursier qui constitue une belle opportunité de garder le pouvoir tout en recevant de l’argent frais. L’entreprise doit rajeunir et cela ne passe pas toujours par les enfants.

    - Quels sont, à votre avis, les défis majeurs auxquels ces entreprises sont confrontées?

    - Le premier défi, c’est d’accompagner les dirigeants de PME familiales à considérer de façon claire qu’il n’y pas de lien entre la disparition du fondateur et la fin de l’entreprise.

    - Quelles évolutions avez-vous remarquées depuis la dernière enquête en 2009?
    - Les dirigeants semblent moins intéressés à s’impliquer dans le management de leur entreprise après cession. Par ailleurs, les entreprises, sont moins nombreuses à avoir opéré des changements en vue d’une transmission (1 sur 10 contre 3 sur 10 en 2009). De même, les repreneurs déclarent mieux connaître le secteur d’activité de l’entreprise acquise. Les relations cédant-acquéreur et les problèmes familiaux constituent les principales difficultés/ appréhensions en 2011. L’année dernière, ce sont les problèmes administratifs qui étaient invoqués avec plus de récurrence.

    - Quels sont les principaux enseignements tirés de l’enquête?
    - Le principal enseignement, c’est qu’il n’y a pas de culture de l’entrepreneuriat au Maroc. En effet, il semble que pour beaucoup d’entrepreneurs, la transmission soit d’abord une affaire d’hérédité. Il n’en reste pas moins que le recours à la vente à un tiers plutôt que la succession familiale semble faire son chemin dans l’esprit des dirigeants.
    En 2011, 4 dirigeants sur 10 l’ont évoqué contre 3 sur 10 en 2009. Par ailleurs, les amis et les proches restent le principal soutien externe auquel les dirigeants ont recours dans la transmission. Et une confirmation du premier baromètre, les experts comptables sont les partenaires privilégiés.

    - Quelles seraient, à votre avis, les actions à entreprendre à la lumière des conclusions de l’enquête 2011?

    - Avant tout, il s’agit de former et d’informer les cédants potentiels sur l’intérêt d’une transmission préparée et sur le danger de ne rien faire. Il est important de vulgariser l’outil mis en place par l’ANPME en partenariat avec BDO à savoir le Guide de la transmission des entreprises familiales. Par ailleurs, une formation des experts censés les accompagner est primordiale afin de fluidifier ce processus. Il est aussi nécessaire de développer un portail sur la transmission des entreprises familiales pour informer et surtout apporter du testimonial aux cédants potentiels en mettant à l’honneur des success-stories. Nous pensons qu’il faudrait également repenser la politique fiscale pour donner des incentives à ceux et celles qui transmettent leur entreprise de leur vivant.
    La fiscalité doit être un outil de politique économique capable d’apporter des solutions pour sécuriser la pérennité des entreprises.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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