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    Economie Internationale

    Tous carnivores en 2050?

    Par L'Economiste | Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager
    La consommation de viande augmentera de 73%
    Retombées négatives sur la santé et l’environnement

    PRONOSTICS inquiétants. D’ici 2050, la consommation de protéines animales par la population mondiale augmentera de deux tiers. La consommation de viande augmentera ainsi de près de 73% et la consommation de produits laitiers grimpera de 58% par rapport au niveau habituel, selon un rapport publié par la FAO intitulé World Livestock 2011: Livestock in food security. (L’élevage dans le monde en 2011: contribution de l’élevage à la sécurité alimentaire). Une telle hausse est en fait due à un important accroissement démographique prévu mais également à l’augmentation des revenus de la population.
    Par ailleurs, cette augmentation de l’élevage bovin et de la consommation de viandes ne sera pas sans conséquences.
    En effet, elle aura des retombées négatives importantes sur l’environnement, en polluant les eaux souterraines et en émettant davantage de gaz à effets de serre. De plus, le développement de l’élevage entrainera une augmentation du niveau de ressources naturelles dépensées au cours du processus. Aussi, on comptera environ deux fois plus de volailles, 80% de plus de petits ruminants et 50% de plus de bovins. Enfin, cet important essor impactera sur la santé et le bien-être des animaux.
    Pour prévenir et faire face à cette menace, il faudra agir dans un premier temps en diminuant le niveau de pollution produite par les déchets et les gaz à effets de serre, en réduisant l’apport d’eau et de grains nécessaires pour produire une unité de protéines animales et en recyclant les divers produits utilisés. Par ailleurs, il faudra également favoriser une stratégie d’efficience des systèmes d’élevage. Objectif: transformer les ressources naturelles en denrées alimentaires et réduire les déchets. Pour y parvenir, l’adoption d’une politique de régulation de l’environnement et d’importants investissements en capitaux seront nécessaires. De plus, il sera crucial de gérer les pénuries d’eau, la sécheresse et également l’empiétement des systèmes d’élevage en zone forestière ou urbaine, pouvant entraîner le développement de nouvelles maladies ou encore menacer la santé des animaux.

    K.A.

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