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Economie

Taux directeur
BAM maintiendrait le statu quo

Par L'Economiste | Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager
Inflation très calme
Croissance conforme aux prévisions
Point noir: la baisse des réserves de changes

L’inflation demeure globalement en phase avec les prévisions. Les dernières données disponibles (fin octobre 2011) montrent qu’elle est revenue de -0,4%

Compte tenu du contexte politique et économique, le Conseil de Bank Al-Maghrib qui tient sa quatrième réunion de l’année aujourd’hui, est l’un des conseils les plus attendus par les professionnels. Même si, selon un certain nombre d’entre eux, «cette ultime réunion de l’année ne serait certainement pas porteuse de décisions majeures au niveau de la politique monétaire». Et pour cause, «le Conseil de BAM n’a aucune raison ni de chambouler la machine, ni de déstabiliser les anticipations des opérateurs», confie à L’Economiste une source du marché. Le maître mot est «la prudence», ce qui conduira probablement le Conseil de BAM à observer le statu quo au niveau de son taux directeur.
D’autant plus que les principaux indicateurs, ceux qui sont généralement scrutés par la banque centrale (l’inflation et la croissance), demeurent globalement en phase avec les prévisions. Les dernières données disponibles (octobre 2011) montrent que l’inflation est revenue de -0,4% ramenant sa moyenne sur les dix premiers mois de l’année à 0,9%. S’agissant de l’inflation sous-jacente, elle est ressortie à 1,5% au cours de la même période. Pour ce qui est de la croissance, la situation de l’économie marocaine est, semble-t-il, meilleure que celles des pays de la région (Mena et Zone euro). Elle tire profit de la forte dynamique de la demande interne grâce notamment à l’assouplissement de l’accès aux crédits dont la progression atteint les 7%. En revanche, quant à la croissance externe, qui est portée par l’importation de biens et de services, il y a un manque de compétitivité chronique. «En gros, le Maroc importe deux fois ce qu’il exporte», soutient un économiste de la place. Le trou de devises pour le pays est estimé par mois à 15 milliards de DH. Ce qui devient très alarmant pour la banque centrale qui voit ses réserves de changes se réduire comme une peau de chagrin. Aujourd’hui, le taux de couverture des importations ne dépasse plus 5 mois et 10 jours, alors qu’il était il n’y a pas si longtemps (en 2006) à 10 ou 11 mois. «Le risque de se retrouver en débit par rapport à l’extérieur commence à resurgir», prétend-on au sein du marché. Le spectre de la dévaluation montrerait-il le bout de son nez?
L’autre point pris en compte par l’institut d’émission dans la gestion de la politique monétaire est la stabilité du taux moyen pondéré interbancaire qui sert de base d’indexation des taux assimilés aux crédits. Selon les professionnels, les interventions de BAM qui ont atteint des pics de 37 milliards de DH (15 milliards de DH sous forme de pension livrée et 22 milliards de DH pour les avances hebdomadaires) ont permis de canaliser la volatilité sur le TMP interbancaire. Dans ces conditions, «il n’y a pas lieu de réviser à la hausse comme à la baisse le taux directeur pour cette fin d’année». Ce sera peut-être différent au cours du Conseil de BAM de mars 2012, une fois la transition politique terminée!

Solutions structurelles pour la liquidité

Pour résorber durablement le déficit de liquidités du système bancaire, plusieurs pistes sont avancées. A commencer par des cessions de capital. C’est notamment le cas de grosses banques de la place qui préparent, selon nos informations, des opérations de cession de capital à des investisseurs étrangers. Objectif: renflouer leur trésorerie et par là même injecter du cash dans le système. D’autres opérations moins importantes sont en préparation. Le désengagement de SNI de Lesieur, Cosumar et Centrale Laitière peut également être un moyen de ramener de l’argent frais. Une sortie à l’international à l’horizon des cinq prochaines années peut aussi constituer à résorber de manière structurelle le déficit de liquidité des banques.

M. A. B.

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