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Reportage

Prix de L’Economiste
La responsabilité sociale au cœur de la recherche

Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
Deux travaux nominés y sont consacrés
Les spécialistes de l’automobile, distingués

Tarik El Malki, le primé de la catégorie “Doctorat” du Prix de L’Economiste recevant son trophée de la part de Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur

Après des mois de délibérations, les candidats au Prix de L’Economiste pour la recherche en économie et gestion ont été finalement récompensés. Le premier prix (catégorie Doctorat) a été attribué à Tarik El Malki, pour sa thèse doctorale intitulée: «Environnement des entreprises, responsabilité sociale et performance: Analyse empirique dans le cas du Maroc». Quant à la seconde récompense, elle a distingué les deux chercheurs Moussa Jellouli et Mohamed Nadif, pour leur mémoire de master autour de la distribution automobile au Maroc face à la prolifération des marques ainsi que la stratégie appropriée.
Deux trophées pour la recherche économique ont été décernés aux primés de cette 7éme édition. Une distinction accompagnée par la remise de chèques de 20.000 et 40.000 DH, respectivement pour le prix Master et celui du Doctorat.
Forts de la pertinence et la qualité de leurs travaux, les primés ont été distingués parmi une quarantaine de candidats. Les prix de cette édition sont le résultat d’un long process de sélection qui a donné lieu à la nomination de deux travaux de recherche pour la catégorie «Master» et deux autres pour le «Doctorat». Dans la liste des candidats pour la première catégorie, les jeunes Fatim-Azzahra Damoul et Zineb Bencherqi ont été nominées pour leur mémoire de master portant sur «La responsabilité sociale de l’entreprise et la gestion des ressources humaines dans le milieu organisationnel». Un mémoire réalisé en binôme pour l’obtention du master: Management des ressources humaines et ingénierie des compétences à la Faculté des sciences de l’éducation-Rabat Souissi. Pour la catégorie Doctorat, c’est Jalal Ait Ouakrim de l’Université Hassan II de Casablanca qui est entré en compétition avec sa thèse intitulée «Etude et appréciation critique du système d’imposition des affaires internationales au Maroc». Une thématique ô combien pertinente dans le contexte actuel. En effet, si le niveau s’est vu rehaussé, par rapport aux années précédentes, c’est parce que le prix de L’Economiste est devenu une référence en termes d’excellence et de valorisation du savoir-faire universitaire. De l’avis des membres du jury, «l’effort doit se focaliser davantage, dans les prochaines éditions, sur le choix du sujet, premier pas vers la réussite. Il va donc falloir s’inscrire sur les enjeux et préoccupations de la société et se pencher sur les questions débattues et les polémiques, mais surtout se méfier des problématiques éculées et passe-partout». Le travail de terrain est un pré-requis qui doit permettre d’aller vers des approches productives. Quant à la recherche d’information, elle est appelée à faire l’objet d’un usage intelligent.

Les primés 2011

Tarik El Malki (35 ans)
Professeur de gestion à l’Iscae et membre du Centre marocain de conjoncture (CMC), El Malki est titulaire d’une licence en finance internationale à Paris, obtenue à l’Institut international de management de Paris et un MBA recherche en gestion internationale, obtenu à l’Université de Québec à Montréal. Le jeune chercheur a soutenu sa thèse doctorale en sciences économiques et gestion à l’Université d’Aix-Marseille II en décembre 2010. Son travail intitulé «Environnement des entreprises, responsabilité sociale et performance: Analyse empirique dans le cas du Maroc» a été encadré par Bouchra M’Zali, professeur à l’UQAM au Canada et Patricia Augier, maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille II. L’objectif de la recherche d’El Malki est d’étudier le lien existant entre l’évolution de l’environnement global des firmes marocaines et leur performance financière. Plus précisément, l’impact de l’engagement des entreprises en matière de responsabilité sociale sur leur performance financière. Quatre dimensions ont été prises en compte: Employé, environnement, communauté et territoire. «Un échantillon de 300 entreprises, œuvrant dans 3 régions et dans 3 secteurs différents au Maroc, a fait l’objet de l’étude», explique Tarik El Malki. Les résultats de la recherche ont révélé qu’aucun consensus autour d’une théorie n’émerge. Cependant, l’engagement social des firmes marocaines en faveur des employés est une dimension importante de la RSE, au détriment des autres dimensions. «L’originalité de l’étude réside dans le fait que le phénomène est étudié sous un angle micro (entreprise) alors que la majorité des études se focalisaient davantage au niveau macro», tient à preciser El Malki.
Moussa Jellouli (50 ans) et Mohamed Nadif (49 ans)
Directeur d’une PME opérant dans le bâtiment et lauréat de l’Iscae, Jellouli a intégré le milieu professionnel en 1986, en tant que cadre au sein de l’ONA. Il a ensuite rejoint le secteur automobile où il a cumulé une expérience de 16 ans. Aujourd’hui, il a obtenu son diplôme du Cycle de gestion supérieur à l’Iscae. Pour sa part son binôme, Mohamed Nadif, est directeur d’Exploitation à Daewoo. Il a démarré dans l’automobile depuis 1986. Il a commencé à Sopriam avant de faire ses preuves dans plusieurs concessions. Nadif est également lauréat de l’Iscae. Le projet de recherche réalisé par ces deux spécialistes de l’automobile a été encadré par Mostafa Melsa, enseignant à l’Iscae. La thématique choisie par ces chercheurs («La distribution automobile face à la prolifération des marques. Quelle stratégie?») traite de la problématique de la détermination des facteurs explicatifs de la croissance du marché des voitures ainsi que l’élaboration d’une stratégie de distribution adéquate. En effet, l’abandon de la clause d’exclusivité des contrats de distribution a contribué au renforcement du multimarquisme comme alternative aux structures mono-marques et la dissociation des activités de vente et d’après-vente. Et ce, avec l’apparition de la distribution de services auxiliaires à l’automobile comme nouvelle source d’amélioration de la rentabilité des réseaux de vente. «A travers notre étude, nous incitons les acteurs du secteur à considérer la mondialisation au pluriel dans toute prise de décision en appliquant l’adage managérial (Act local and think global). Nous attirons leur attention sur les menaces qui caractériseront le secteur», soutient l’un des primés.

Intissar BENCHEKROUN

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