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    Europe

    Fêtes de fin d’année sur fond de crise

    Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
    Les Européens en «fête» mais obligés de se serrer la ceinture
    Un autre sommet européen début février
    Vers une récession en 2012-2013

    Comment se comportent les européens face à cette crise? Ils s’apprêtent à célébrer un Noël modeste avec des consommateurs qui se serreront la ceinture dans plusieurs pays


    LES rencontres se suivent et se ressemblent. Une énième rencontre pour le sauvetage de la zone euro est prévue en février. Le prochain sommet européen se tiendra entre fin janvier et début février 2012 et abordera une nouvelle fois la réponse à la crise de la dette mais aussi la compétitivité et l’emploi au sein de l’UE. Bien entendu, un des points les plus importants est le pacte d’union de stabilité budgétaire et le traité intergouvernemental sur lesquels les dirigeants des 27, à l’exception de la Grande-Bretagne, se sont mis d’accord la semaine dernière. Afin de garantir la validité de ce pacte, plusieurs institutions européennes dont le Conseil (qui rassemble les 27 pays de l’UE) et la Commission travaillent à le traduire en droit communautaire. L’idée est d’arriver avec un texte fin prêt début mars, pour le sommet européen.
    Comment se comportent les Européens face à cette crise? Ils s’apprêtent à célébrer un Noël modeste avec des consommateurs qui se serreront la ceinture dans plusieurs pays. Certains sont déjà touchés par la rigueur due à la crise de la dette, d’autres s’attendent à l’être en 2012. L’austérité en Grèce, Grande-Bretagne ou Italie, tout comme la crainte du chômage, pèsent sur le porte-monnaie et le moral des consommateurs, malgré des promotions qui se multiplient pour les inciter à dépenser. Une étude de Deloitte, réalisée en septembre, tablait en moyenne sur un recul de 0,8% à 587 euros des dépenses pour les cadeaux, les repas de fêtes et les sorties des Européens, avec des disparités selon les pays. Mais depuis, la crise de la dette s’est accentuée. En Espagne, les foyers réduiront leurs dépenses de 17% à 560 euros, selon une étude de la Fédération des usagers-consommateurs indépendants (FUCI). Au Portugal, la consommation devrait se contracter de 500 à 600 millions d’euros, selon l’Association des commerçants de Porto, prédisant un Noël sans cadeaux, en raison des coupes des subsides de Noël (équivalent d’un 14e mois). En Italie, les deux-tiers des consommateurs vont resserrer les cordons de la bourse, par crainte de l’avenir et des conséquences de la crise, selon une étude de l’organisation patronale Confesercenti. La prime du 13e mois qui pèse 41 milliards d’euros sera dépensée pour moitié dans des achats (19,805 milliards), 1,234 milliard de moins qu’en 2010. En Grande-Bretagne, les ventes de détail ont reculé plus que prévu en novembre (-0,4%), avec une baisse des ventes d’ordinateurs, montres ou bijoux, de mauvais augure pour Noël. Certains avancent que la récession de 2012-2013, en Europe, aux Etats-Unis dans l’ensemble des pays, pourrait être aussi épouvantable que celle de 2008-2009. «Ceci serait évidemment le cas si la zone euro éclatait, si un grand pays comme l’Italie quittait l’euro, avec la chaîne de défauts que ceci entraînerait », tient à préciser Patrick Artus, responsable de la recherche économique chez Natixis. Il conclut d’ailleurs que l’effondrement de l’activité qui a suivi la faillite de Lehman pourrait se reproduire si un grand pays de la zone euro faisait défaut ou sortait de l’euro. Mais si on exclut ce scénario catastrophe, l’économiste précise que l’économie mondiale est plus résistante aujourd’hui qu’en 2008 avec notamment la forte profitabilité des entreprises, la faiblesse des stocks qui exclut un déstockage massif, la baisse des prix des matières premières outre l’abondance de la liquidité à court terme des banques. Deux autres points également évoqués celui de la vigilance des gouvernements et des Banques Centrales pour que la fermeture des marchés des dettes bancaires à moyen long termes n’entraîne pas le rationnement du crédit. C’est le «crédit crunch», en particulier sur le trade crédit, qui avait en 2008-2009 conduit à l’effondrement du commerce mondial et à la transmission de la crise aux émergents. Puis, la politique monétaire préventivement expansionniste.

    Fatim-Zahra TOHRY

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