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    Economie

    Sport & tourisme: Un package sous-exploité

    Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
    Les événements internationaux pour booster les taux d’occupation
    Bémol: manque de structuration des agences des voyages

    Au niveau de la région de Dakhla, des sports de glisse ont été développés grâce à la mise en place d’une base nautique

    «ARRÊTONS de nous voiler la face, le tourisme va mal!» C’est en substance le coup de gueule d’Othmane Cherif Alami, vice-président de l’Association régionale des agences de voyages de Casablanca (AVC) et ex-président de la Fédération nationale de tourisme (FNT). Un constat sans appel fait lors de la 5ème édition du forum Sport & tourisme. «Nous avons connu une année difficile, même si officiellement nous voulons donner des chiffres qui montrent une croissance de 8% du rapatriement de devises et plus de 5% pour les nuitées. Dans mon activité de tourisme réceptif, nous sommes à moins 50% », s’insurge Cherif Alami. Il est bien évident qu’Atlas Voyages ne représente pas l’ensemble des opérateurs et que le Maroc s’en sort mieux que la Tunisie ou l’Egypte dans un contexte de crise. En revanche, de nombreux aspects sont à revoir. Les stratégies se multiplient, les plans d’actions pullulent mais le vrai nerf de la guerre, qui est le financement, se fait rare. Si les professionnels se sont réjouis de l’arrivée des 23 milliards de DH injectés en soutien à la Vision 2020 en partenariat avec des pays du Golfe, 130 milliards de DH sont encore à chercher. En attendant, l’on rogne le premier centre de coûts, qui est la promotion. « En 2011, le budget de l’ONMT a été réduit de 30%. Dans ce contexte comment peut-on concrétiser la stratégie 2020 », dénonce Cherif Alami. Il est évident que le produit marocain manque de communication et de visibilité à l’international. Un déficit qui peut être compensé par à l’organisation d’événements internationaux. Fort heureusement, les événements seront multiples pendant les prochaines années. Le Maroc organisera la CAN Seniors en 2015, le championnat du monde Natation junior 2013 et la CAN Junior 2013. Les retombées de ces championnats peuvent être très importants pour le Maroc. A titre d’exemple, « la diffusion sur Euronews d’un événement comme le Grand prix de Marrakech permet de toucher un téléspectateur dans son salon en Norvège, lorsqu’il lit «Visit Morocco», explique Aly Horma, président du Grand Prix Marrakech. Ainsi, en plus des supporters qui viennent soutenir leur équipe, les retombées médiatiques des événements internationaux contribuent au rayonnement du pays à l’international. Une corrélation entre le tourisme et le sport que la Vision 2020 n’a pas manqué de souligner. La mesure 8 de la Vision précise qu’il faut accompagner, encourager et soutenir le développement des infrastructures sportives au sein des structures touristiques en étroite collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. Le projet initial prévoyait des déploiements de sports de niche dans plusieurs régions. Au niveau de la région de Dakhla, des sports de glisse ont été développés grâce à la mise en place d’une base nautique. Aujourd’hui, près de 6 tours-opérateurs étrangers commercialisent cette destination. Par ailleurs, le surf a été développé à Safi grâce à l’installation d’une base nautique internationale, d’un club de surf et d’une plateforme pour l’organisation de compétitions. Le parachutisme est à son tour un créneau très exploité à Beni Mellal grâce à la création de l’aérodrome Air Club Maroc et la construction d’un hangar. « Les manifestations de parachutisme permettent d’occuper tous les hôtels de Beni Mellal durant 10 jours », souligne Saad El Boukhari, directeur des Sports. Pour sa part, le surf a été développé à Mirleft et la chasse touristique commence à s’organiser à Arbaoua (région de Gharb-Chrarda-Beni Hssen). D’autres sports de niche essayent d’éclore comme les activités nautiques à Laâyoune ou encore la pêche touristique à Bin El Ouidane-Azilal. En dehors des sports de niche, le Maroc a beaucoup parié sur le foot. Tanger et Marrakech sont dotées des stades de football de dernière génération qui drainent un nombre important de touristes. « Depuis l’ouverture du stade de Marrakech, nous y avons organisé 52 événements. A chaque fois, l’ensemble des hôtels affichent complet », explique Khalil Benabdellah, président du directoire de la Sonarges.

    Espagne et Turquie

    LE climat du Maroc est idéal pour recevoir de grandes équipes de football en période de concentrations. Pourtant, les grandes équipes se dirigent davantage vers l’Espagne et la Turquie, faute d’infrastructures mais surtout d’organisation. Une fois dans le Sud de l’Espagne, les équipes sont totalement prises en charge dans de mini-villages sportifs. Terrains d’entraînement, hôtels, Spa, commerce et divertissement sont tous rassemblés dans un seul site intégré.
    Cette clientèle est d’autant plus intéressante qu’elle est prête à payer le prix fort pour ce service. Si les nouveaux terrains de football peuvent amplement être utilisés à cet effet, aucune ou très peu d’agences de voyages se chargent de mettre en place des offres pour les équipes. Voilà un créneau où le Maroc a tout intérêt à se positionner.

    IL. B

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