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La spirale infernale du déficit commercial

Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
Plus de 166 milliards de DH à fin octobre
Le textile et habillement en hausse de 11,8% à l’export

La hausse de la facture alimentaire pèse lourd dans la balance. Les importations de blé ont atteint près de 8,7 milliards, le sucre 4,3 milliards et le maïs 4,4 milliards

EN dépit d’une activité commerciale soutenue, le déficit continue à se creuser: 24,1% à fin novembre. Ceci malgré la forte hausse des exportations: 15,4%. Le taux de couverture recule de 1,8 point à 48,2%. Ce qui ne fait que plonger la balance des opérations courantes dont le déficit n’est plus couvert par les recettes du tourisme (54,6 milliards de DH) et les transferts des MRE (53,6 milliards). Les recettes du tourisme ont augmenté de 7,9%. Les envois de fonds des MRE sont bonifiés de 2,3 milliards de DH, soit une progression de 4,5%. En même temps, sur les onze premiers mois de l’année, les exportations comme les importations ont maintenu leur trend haussier (voir tableau), mais avec une tendance plus forte pour les premières. Les importations sont encore et toujours alourdies par la facture énergétique, qui a bondi de 39,1% à 81,5 milliards de DH.
En conséquence, le creusement du déficit de 166,4 milliards de DH se révèle structurel mois après mois. Et le taux de couverture semble amorcer une descente inexorable, cédant sur un an 1, 8 point pour tomber au dessous du seuil psychologique des 50%. Ainsi, les 108 milliards de DH, rapportés par les transferts des MRE et les recettes voyages, ne font pas le compte pour combler ce déficit. Comment sortir de cette spirale infernale?
De deux choses, l’une. Soit on actionne le levier de la dette, sachant qu’on dispose d’une marge confortable pour cela et que la note de S&P de triple B/stable du Maroc permet de lever des fonds sur le marché international à des taux attractifs. La deuxième solution pour financer le trou des échanges extérieurs serait de recourir à la dévaluation du dirham pour donner un peu d’oxygène aux exportations. Sur ce dernier point, on est loin de faire l’unanimité. La 21e rencontre annuelle du Centre marocain de conjoncture, sur «quelle stratégie à l’export» (Cf. L’Economiste du 14 décembre 2011), ayant réuni institutionnels, opérateurs économiques et économistes a confirmé la divergence de vue sur cette question. A la banque centrale, on estime que le manque de compétitivité de nos exportations ne saurait être imputable au seul fait du régime de change du dirham. Reste à diversifier l’offre exportable, tirée à la hausse, comme presque toujours, par les produits chimiques et parachimiques (35,7%), miniers (36,1%), produits des IMME (17,9%). Et confirmer le maintien du retour en force des articles textile et habillement (11,8%).
Dans tous les cas, les marges de manœuvre des prochains responsables des politiques économiques s’annoncent très limitées. La sortie de Lahcen Daoudi (L’Economiste du 14 décembre 2011), fortement pressenti au poste du ministre des Finances, laisse entrevoir que l’objectif prioritaire des politiques budgétaires sera de réduire le ratio dette publique sur PIB, mais pour quelles mesures de relance à court terme? Daoudi multiplie de petits messages, mais pas toujours audibles.

Bachir THIAM

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