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Politique Internationale

Tunisie/Marzouki à la présidence
Les choses sérieuses commencent
De notre correspondante, Yousra MAHFOUD

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
Le team gouvernemental quasi désigné et Ennahda se taillerait la part du lion
Les dossier urgents: une économie au bord du gouffre et une situation sociale délicate

Farouche opposant au régime Ben Ali, Moncef Marzouki a été élu lundi à la présidence de la Tunisie par l’Assemblée nationale constituante

«LE monde arabe nous observe. En cas de réussite, notre révolution sera un modèle. Nos défis sont multiples. Notre responsabilité est de gagner la confiance des citoyens et de prendre des décisions courageuses». Moncef Marzouki, le nouveau président provisoire de la deuxième République tunisienne, a prêté serment lundi devant les élus de l’Assemblée de la Constituante en présence des grands responsables de l’Etat (Béji Caïd Essebsi, Premier ministre sortant, Rachid Ammar, chef d’état-major des armées, Iyadh Ben Achour, président de la haute instance de la révolution,…). En tenue décontractée (en burnous beige traditionnel, en costume et sans cravate), Marzouki a prononcé un discours de circonstance sur la révolution, les martyrs, ou encore les défis socio-économiques qui attendent son pays. Sans grande surprise, il a été élu à la majorité par l’Assemblée de la Constituante pour un an au moins, le temps de rédiger la Constitution et d’organiser de nouvelles élections. Il a récolté 153 voix d’un total de 202.
Un scénario prévisible que Marzouki avait négocié en échange de l’alliance de sa formation le CPR (Congrès pour la République) et le parti majoritaire Ennahda (parti islamiste). Une élection, ou plutôt une nomination, mais non sans agitation avec des abstentions de vote et des remous quant à la «candidature imposée de Marzouki».
Populaire, Moncef Marzouki a toujours été un farouche opposant au régime Ben Ali. Le troisième président de la république depuis l’indépendance n’est ni un soussien ni un tunisois. Il est né le 7 juillet 1945 à Grombalia au sud-est de Tunis. Docteur en médecine de l’université de Strasbourg, il a toujours cru en la démocratie et la justice sociale. Il est également connu comme un fervent défenseur des droits de l’homme. Il fut d’ailleurs président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH). En 1994, il nargue Ben Ali en présentant sa candidature à la présidentielle. Après la création de son parti, le CPR, il a été forcé à l’exil en France.
Aujourd’hui, Marzouki doit passer aux choses sérieuses avec, pour commencer, la nomination du chef de gouvernement. Et là encore on ne doit pas s’attendre à une surprise puisque le candidat est unique, Hammadi Jebali. Un pur produit d’Ennahda qui devrait prendre les commandes et nommer rapidement son gouvernement. Selon les premières indiscrétions, Ennahda se taille la part du lion en matière de portefeuilles ministériels (une quinzaine parmi 20 dont ceux de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, de la Réforme administrative,…). Le nouveau président doit également s’atteler aux dossiers urgents: une économie au bord du gouffre et une situation sociale très délicate.

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