×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique Internationale

Russie: Medvedev en chute libre

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
Le président est accusé d’avoir dirigé les fraudes électorales
Il perd aussi en poids politique face au raz de marée Poutine
La présence médiatique reste sa dernière carte à jouer

Le président russe voit sa cote de popularité menacée depuis quelques jours. Il a en effet porté le chapeau des fraudes électorales et s’est vu voler la vedette par Poutine, candidat aux présidentielles de mars 2012

LE président russe, Dmitri Medvedev, n’est plus aussi plébiscité qu’il y a quelques mois. En effet, le chef d’Etat a perdu en poids politique et en crédibilité depuis octobre dernier. Sa popularité aurait ainsi largement diminué auprès du peuple russe mais également aux yeux des Occidentaux.
Medvedev a tout d’abord suscité la polémique auprès de son peuple en rendant opérationnelle la nouvelle Douma après des résultats électoraux douteux et peu convaincants. Le chef d’Etat a aussi été critiqué par le député Guennadi Goudkov, élu du Parti Russie juste, déclarant que le président russe ne représentait plus le garant de la Constitution, mais plutôt le leader d’un parti qui s’est fabriqué des voix, le Parti Russe. Le président russe a en fait porté le chapeau concernant les fraudes électorales depuis sa direction du parti en question aux législatives, ce qui lui a valu par ailleurs d’autres critiques tout aussi menaçantes pour son image. Ainsi, un important responsable communiste, Serguei Oboukov, a accusé le président d’avoir escroqué et volé le pays. Les leaders des siloviki (faucons) tels que le vice-Premier ministre Igor Setchine, quant à eux, dénoncent Medvedev comme étant le principal responsable des désordres qui ont fait basculer la Russie dans l’anarchie depuis plusieurs semaines. Les opposants du chef d’Etat sont donc présents à travers tout le pays, y compris au sein du gouvernement.
Un affaiblissement qui serait causé par plusieurs facteurs à la fois. Le déclin aurait commencé dès le 24 septembre dernier, date à laquelle Medvedev a abandonné ses ambitions de devenir président et a accepté de devenir le Premier ministre de Poutine aux prochaines élections. Une décision qui lui aura fait perdre de nombreux partisans et supporteurs, tout simplement déçus après avoir cru voir en lui un ambitieux démocrate. Mais il passe définitivement dans l’ombre lorsque Poutine lui vole la vedette, se présentant aux présidentielles comme le nouvel homme fort du pays. Ce dernier est en effet le grand favori des futures élections de mars 2012, censées élire le prochain chef d’Etat russe, malgré l’importante vague de contestations qu’a connue le pays depuis plusieurs jours.
Cependant, tout n’est pas perdu pour Medvedev. Sa couverture médiatique est encore maintenue, le président étant encore présent sur les télévisions fédérales notamment.

Karim AGOUMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc