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Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager

Qu’espérez-vous du PJD?

Limiter le mandat des élus
Je demande aux élus dans notre parlement de proposer un amendement ou une loi qui limiterait à seulement deux les mandats parlementaires afin de rajeunir la classe politique. Certains élus sont là depuis la nuit des temps, qu’ils cèdent la place aux nouvelles générations. Dans les entreprises, nous voyons arriver des équipes jeunes ayant fait des études supérieures qui apportent un renouveau, une nouvelle méthodologie de travail et une certaine agressivité dans les affaires. L’entreprise s’en trouve revigorée. On gagnerait la même chose en politique et le pays se portera mieux.
M. A.

Pas d’expérience
Personnellement, j’aurais aimé voir le PJD obtenir une majorité absolue à la Chambre des représentants. Comme cela, les citoyens qui attendent des miracles de ce parti auront l’occasion de voir de quoi le PJD est capable. Je ne pense pas que le parti de Benkirane sera à la hauteur des attentes du Maroc et de ses citoyens.
Le PJD ne réussira pas dans le contexte actuel: le passage du prêche à l’économie est un exercice de haute voltige et requiert des gestionnaires et des administrateurs aguerris. Mobiliser des militants est une chose, administrer de manière efficiente en est une autre. Dieu me pardonne, on ne court pas le marathon avec des djellabas!
Le PJD n’a pas d’expérience gouvernementale, n’a pas d’armée de technocrates dévoués à sa cause: gouverner, c’est la compétence plus le dévouement.
A. A.

Marcher à reculons
L’Istiqlal a toujours avancé à «reculons», l’esprit sans cesse braqué sur le passé. Si bien qu’il a trébuché à maintes reprises en voulant regarder vers l’avenir ! Le PJD va-t-il emprunter la même voie? Abdelilah Benkirane dit qu’il veut bien écouter les conseils d’Abbas El Fassi….On risque d’aller droit dans le mur. La gestion du pays par l’Istiqlal a été désastreuse et si le PJD, qui n’a pas d’expérience politique, s’inspire de sa politique alors on va «courir à reculons».
A. H.

Supprimer la prostitution
J’aimerai que le PJD offre à nos jeunes une bonne école, dans tous les sens du terme. Il faut aussi lutter contre la prostitution qui détruit la réputation de notre pays. J’espère que les islamistes marocains respecteront nos libertés individuelles.
Le Maroc est un pays de tolérance et pour son avenir économique et social on doit préserver cette valeur.
J. J.

Alcool: Arrêtons l’hypocrisie!
Certains veulent interdire la vente d’alcool. Soit. Si la mesure est prise, est-ce que cela remplira les mosquées. Je ne le crois pas. En interdisant la vente d’alcool, on va encourager les trafics et faire le bonheur des «guerrabas» (vendeurs informels de boissons alcoolisées). De plus, les gens au lieu de boire du vin de qualité vont se tourner vers des alcools fabriqués clandestinement et dont les effets seront encore plus néfastes sur la santé.
Et enfin, il faut reconnaître que les taxes sur l’alcool rapportent énormément d’argent aux caisses de l’Etat, alors pourquoi se priver de cette manne financière d’autant que les mauvais payeurs des cotisations sociales et des impôts sont de plus en plus nombreux. L’alcool compense les pertes de revenus de l’Etat dans d’autres domaines.
A. A.

Challenge
L’élection des islamistes s’inscrit dans le mouvement qui touche tous les pays arabes depuis le début de l’année. Heureusement, au Maroc, les choses se sont déroulées en douceur. L’enjeu est de taille, le PJD est dans une épreuve où il doit démontrer sa bonne gouvernance et se démarquer des autres pays. On prend la Turquie comme exemple, espérons que les islamistes marocains sauront susciter l’admiration du monde entier.
H. M.

Honnêteté
L’homme de la rue estime que le PJD pourra faire de grandes choses pour le pays, notamment réduire les prix, créer de l’emploi, améliorer les infrastructures, etc.
Des chantiers titanesques au vu de l’héritage que lui laissent ses prédécesseurs. On compte sur l’honnêteté des membres du nouveau gouvernement pour relever avec succès le challenge. On ne leur demande pas de faire des miracles mais d’amorcer une nouvelle ère pour notre pays avec plus de justice sociale.
B. J.

Tenir ses promesses
Nous voulons que le PJD tienne ses promesses et mette en place un programme économique, social et culturel islamique.
Il doit procéder à la fermeture des bars et des hôtels de luxe; supprimer la vente d’alcool dans les grandes surfaces; séparer les filles des garçons dans les écoles; interdire les salons de coiffure et mettre en place une police des mœurs etc. Bref, créer une véritable société islamique et offrir aux bons musulmans du travail, un toit, de bonnes écoles et des hôpitaux dignes.
L. D.

 

Trafic à Casablanca: Le pire est à venir!

Manque de vision
J’ai pris connaissance avec un grand intérêt de votre éditorial et votre article sur les désagréments de circulation dans cette ville en plein essor incontrôlé. Né dans cette ville il y a plus de 70 ans, je pense être un témoin objectif de l’évolution de Casablanca. Evolution, hélas, peu enviable! Le Protectorat et les urbanistes de l’époque avaient conçu avec intelligence un réseau de larges voies dans la plupart des quartiers dans la perspective d’une progression rapide du trafic urbain.
Durant les premières années du Maroc indépendant, il fut question de construire un métro pour faciliter le trafic pour les années à venir et de donner ainsi à cette métropole un moyen de transport efficace. Antoine Pinay (ndlr: homme politique français 1891 – 1994) qui fut ministre des Finances au début de la Ve République sous la présidence du général De Gaulle), au cours d’une visite officielle, s’était proposé de faciliter l’étude et la réalisation d’un métro aérien plus adéquat pour une ville disposant d’un réseau d’assainissement complexe et ayant un oued dans les sous-sols. Hélas, le projet n’a pas eu de suite. Cette absence de vision n’a fait que se perpétuer durant 40 ou 50 ans. Résultats, aujourd’hui, Casablanca souffre et va souffrir encore longtemps de l’incompétence et du laxisme des décideurs. Les citadins casablancais, les entreprises industrielles installées en périphéries aux abords de la ville, les commerces et les services en paient le prix fort. La ville est laissée à l’improvisation permanente.
Un tramway est en construction… C’est certainement un pas positif mais à quel prix. Il est question de projeter la construction d’un RER souterrain...Quelle idée farfelue, quand on sait que la ville est construite sur des nappes d’eau et que les différents réseaux sont autant d’entraves à la réalisation d’un tel projet. Et pourtant un admirable «Mall» a été réalisé... C’est une des images phares du Maroc moderne mais qu’a-t-on fait pour son environnement? Encore une fois peu, si peu pour faciliter la circulation autour de ce complexe... Sans être un spécialiste urbain, la solution la plus efficace serait le doublement aérien des grandes artères actuelles tel que cela existe aux Etats-Unis et dans certaines villes asiatiques. Les résultats sont édifiants. En attendant et sans décisions radicales et irréversibles de la part des autorités publiques concernées, la ville va sombrer encore plus dans des embouteillages monstres qui vont provoquer des dommages collatéraux importants dont personne ne semble estimer l’ampleur et ses conséquences économiques, sociales et politiques.
P. I.

Usagers, patience!
Malheureusement, on n’a pas de réponse pour une question qui devait être posée il y a des décennies, lors de l’élaboration du schéma directeur des villes marocaines, et Casablanca en particulier, le problème aurait été évité. Les travaux de terrassement pour la pose des rails du tramway nécessitent obligatoirement la fermeture des boulevards et artères objet des chantiers en exécution, pour éviter les accidents corporelles. A Rabat et Salé, nous avions vécu le calvaire pendant des mois. Les autorités compétentes en collaboration avec les communes doivent trouver une issue pour gérer le trafic quotidien surtout aux heures de pointe afin de soulager les embouteillages pour les utilisateurs des routes en question. La circulation est dense dans cette mégapole de 7 millions d’habitants avec ses alentours. Tous les efforts doivent être conjugués pour rendre les déplacements des Casablancais et leurs visiteurs plus faciles. De leur côté, les citoyens doivent faire preuve de patience. Dans quelques mois, leur ville aura un beau tramway qui va soulager les usagers et ces histoires de bouchons seront reléguées au rang des anecdotes que l’on racontera à nos enfants.
H. M.

 

Circulaire Guéant: Réciprocité
Les multinationales françaises pèseraient entre 8 et 12% du PIB du Maroc. Largement présentes dans l’industrie, dans la finance-assurance et dans les autres services, ces firmes sont en position de force et, qu’on le veuille ou non, rendent de grands services à notre économie. De ce fait, elles devraient avoir toute latitude de recruter leurs cadres et techniciens au Maroc et ailleurs. C’est l’investisseur qui décide du choix de ses collaborateurs. Vouloir lui imposer une main-d’oeuvre locale est irresponsable, et dans une large mesure irréaliste. Jouer la réciprocité contre les IDE serait suicidaire. Que des diplômés marocains soient «réglementairement» exclus du marché de l’emploi en France est déplorable. Mais attention, cet ostracisme n’est pas le fait des entreprises françaises, mais l’oeuvre discutable de la politique nationaliste défendue par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, donc par le gouvernement français. Il y a effectivement discrimination, mais il ne faut pas l’imputer aveuglément aux entreprises hexagonales, celles-ci seraient plutôt favorables à la diversification ethnique et culturelle de leurs cadres, vecteurs de premier plan pour accompagner et réussir l’internationalisation. Interrogation naïve: pourquoi nos jeunes diplômés, formés en grande partie par le Maroc, tournent-ils le dos au pays et cherchent par tous les moyens à rester en France? Il est où le retour sur investissement?
B. B.

Circulaire Guéant: Gâchis
La France souhaite attirer des étudiants étrangers. Mais elle n’en veut plus une fois diplômés. Quel gâchis! Souvenez-vous, c’était en 2007: Nicolas Sarkozy prônait l’immigration choisie. En mars 2010, Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles, expliquait à la presse que les étudiants étrangers n’étaient pas un fardeau, mais une véritable manne : non seulement ils sont prêts à payer cher un diplôme, (à l’Essec, l’école que dirige Pierre Tapie, ils payent le double des étudiants français), mais ils renforcent le rayonnement culturel et économique du pays. Ces cadres étrangers sont des recrues de choix pour les entreprises françaises à l’étranger, ajoutait-il.
S. Y.

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