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Europe

Le FMI boycotte la Grèce

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
L’institution n’est pas prête à négocier un nouveau prêt
Les autorités grecques envisagent de se réunir ce vendredi

Le déficit budgétaire grec a continué de se creuser en novembre, à 20,5 milliards d’euros, en hausse de 5% par rapport au déficit cumulé des onze premiers mois de 2010. Sur la carte, les principaux indicateurs et situation de la dette de la Grèce

LE FMI n’est pas prêt pour le moment à négocier une augmentation de son soutien financier à la Grèce. Rappelons que le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos disait qu’il voulait poser les bases d’un engagement de la troïka (FMI, Banque centrale et Commission européennes) sur un nouveau plan de financement de la Grèce d’un montant de 89 milliards d’euros d’ici à fin janvier. Les discussions formelles commenceraient après les fêtes de fin d’année.
Ce n’est pas le moment de faire cavalier seul. Athènes peut compter sur ses partenaires européens. Lors de leur précédent sommet en juillet, les dirigeants ont dit qu’ils continueraient à soutenir la Grèce aussi longtemps qu’il le faudrait pour qu’elle retrouve un accès au marché. De même, les créanciers privés de la Grèce, représentés par l’Institut de la finance internationale (IIF), ont offert en octobre d’effacer la moitié de la dette du pays qu’ils détiennent. Les détails de l’offre sont en cours de négociation.
Le FMI se tient depuis des mois à cette idée selon laquelle il n’y a pas de demande de la Grèce pour obtenir un nouveau prêt. Toutes ses projections se basent sur une poursuite du prêt actuel jusqu’à son terme prévu en 2013. Celui-ci est déjà le plus grand que l’institution ait jamais versé, avec 20,3 milliards d’euros à ce jour. Mais il n’a pas permis à l’économie du pays de renouer avec la croissance, ni dissipé les craintes sur l’état de ses finances publiques. Le budget 2012 élaboré en novembre par le gouvernement en collaboration avec la troïka prévoit un recul du PIB de 5,5% en 2012 puis de 2,8% en 2013. Dans son rapport d’étape publié mardi 13 décembre, le FMI table sur une récession encore pire: 6,0% en 2012 puis 3,0% en 2013.
Dans un rapport, le FMI a enregistré de multiples déconvenues en Grèce: le ralentissement du rythme des réformes structurelles cette année, la croissance plus faible que prévu, le déficit budgétaire plus élevé que prévu. Le Fonds a dressé un nouveau catalogue de réformes à mener. L’un des objectifs est de tirer plus de 30 milliards d’euros des privatisations en 2012. L’objectif final reste de 50 milliards d’ici à 2015.
Ceci dit, les représentants des créanciers privés de la Grèce et les autorités grecques envisagent de se réunir ce vendredi 16 décembre à Paris. Objectif : confirmer les progrès enregistrés lundi dernier à Athènes dans les pourparlers sur une réduction de la dette grecque.

F. Z. T.

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