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    Politique Internationale

    Accueil mitigé pour le nouveau président tunisien

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    Moncef Marzouki, farouche opposant de gauche au régime, succède à Ben Ali
    Mais son radicalisme et son imprévisibilité lui font déjà défaut

    LA Tunisie n’est plus sans président. En effet, Moncef Marzouki, médecin et opposant de gauche au régime, vient d’être élu président de la République tunisienne. Il succède ainsi à Ben Ali presque un an après sa fuite en janvier dernier, et a été élu par 153 voix pour et 44 votes blancs sur un total de 202 votants. Un scrutin qui par ailleurs représente le premier scrutin pluraliste libre dans l’histoire du pays.
    Malgré un résultat honorable, Marzouki a néanmoins fait l’objet de nombreuses critiques. En fait, bon nombre de Tunisiens lui reprochent son radicalisme et son autoritarisme. Le nouveau président serait en effet trop imprévisible et manquerait de patience et de souplesse, des attributs pourtant essentiels pour sa nouvelle fonction.
    Le farouche opposant de l’empereur déchu aura par ailleurs du pain sur la planche. En effet, il devra reprendre en main un pays qui a fait naître les mouvements meurtriers du Printemps arabe. Dans un premier temps, le nouveau président devra nommer un chef du gouvernement, qui sera probablement l’islamiste Hamadi Jebali, bien que sa future équipe n’ait pas encore convaincue l’assemblée constituante. Selon la Constitution provisoire votée samedi dernier, Marzouki deviendra par ailleurs chef suprême des forces armées et devra définir la politique étrangère du pays avec l’aide du Premier ministre. Autre tâche de grande envergure, il aura pour mission de promulguer et de publier les lois votées par l’assemblée.
    Moncef Marzouki est un grand rival de Ben Ali. Âgé de 66 ans, il a été dirigeant du Congrès pour la République (CPR), un parti nationaliste de gauche. Orateur de talent et tacticien hors pair, cet adversaire historique du président déchu a vécu près du tiers de sa vie exilé en France. Après y avoir étudié la médecine, il devient professeur de santé publique et président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, pour ensuite rentrer en Tunisie le 18 janvier dernier. Marzouki a annoncé sa candidature à la présidentielle trois jours seulement après la chute de Ben Ali.
    Son mandat devrait durer au moins un an, date de la mise en place de la Constitution définitive par l’Assemblée constituante.

    Karim AGOUMI

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