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    Régions

    Casablanca
    Ce qui bloque les projets antipollution

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    Les expropriations entravent le bon déroulement des travaux
    Le Conseil de la ville totalement absent
    Seule la station d’épuration de Médiouna est bien avancée

    Source: Lydec
    Les ouvrages projetés pour doter la ville d’un système complet de dépollution sont nombreux et jusque-là bien étudiés, mais peinent encore à se concrétiser

    A Casablanca, beaucoup reste encore à faire en matière de dépollution. Grâce à la station de prétraitement «El Hank» et son émissaire marin, l’environnement de la zone ouest de la métropole est correctement protégé, contrairement à sa côte est (située entre le port et la ville de Mohammedia) qui ne dispose toujours pas de station d’épuration des eaux usées. Les ouvrages projetés pour doter la ville d’un système complet de dépollution sont nombreux et, jusque-là, bien étudiés mais peinent à se concrétiser. Trois projets d’envergure sont lancés depuis 2010 par la Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec) pour compléter le système de dépollution du littoral ouest par le transfert des eaux usées de la zone côtière de Dar Bouazza vers la station existante de prétraitement El Hank. Le deuxième projet est plus coûteux et vise la dépollution de la zone est à travers des intercepteurs d’eaux usées, une station de prétraitement et un émissaire marin. L’ouvrage le plus avancé consiste à créer une nouvelle station d’épuration à Médiouna. Sa mise en service est prévue en début d’année 2012.
    n Assainissement de Dar Bouazza: Les expropriations posent problème
    Lancés en avril 2010, les travaux relatifs au transfert des eaux usées de la zone côtière de Dar Bouazza (à 20 km de Casablanca) vers la station de prétraitement El Hank avancent doucement et péniblement. Le projet fait aujourd’hui face à des contraintes foncières. Pour la réalisation de dix stations de pompage, un accord a été conclu pour l’acquisition de plusieurs terrains situés dans la commune de Dar Bouazza. Cette opération devrait faire l’objet d’expropriation par les autorités locales.
    La procédure traîne depuis plus d’un an. Le Conseil de la ville, qui est censé approuver et effectuer les expropriations, peine toujours à se réunir pour discuter son budget ainsi que l’ensemble de ses projets. Le coût des travaux liés à l’assainissement liquide de Dar Bouazza est de l’ordre de 335 millions de DH. Le financement est assuré en partie par le délégataire, Lydec, pour 160 millions de DH et l’autorité délégante pour 125 millions de DH. Le reste (50 millions de DH) représente la contribution de l’Etat à travers le Fonds national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées (FALEEU). L’exécution de ce projet devrait permettre, à l’horizon 2013, de doter la zone côtière de Dar Bouazza de 45 km de conduites d’eaux usées et pluviales, dix stations de relèvement et huit ouvrages de rejet en mer pour les eaux pluviales.
    L’objectif principal est de supprimer l’impact de la pollution et de prévenir les risques d’inondation. Le programme permettra le raccordement à l’assainissement liquide de 50 lotissements existants (80.000 habitants) dotés actuellement de fosses septiques provisoires et celui de 36 douars situés le long de la route d’Azemmour (7.800 foyers). A terme, ce projet devrait bénéficier à une population totale d’environ 250.000 habitants.
    n Antipollution Casa-Est: Plus de 1,4 milliard de DH
    Le projet de dépollution de la zone est de Casablanca vise à intercepter les rejets d’eaux usées, les prétraiter et les rejeter à travers un émissaire marin, à l’instar du système de dépollution du littoral ouest dont les eaux usées sont interceptées et dégrillées à la station de prétraitement El Hank. L’étude et le lancement des premiers appels d’offres pour la réalisation des intercepteurs et du futur émissaire marin de Sidi Bernoussi ont été initiés. Les travaux, lancés depuis 2010, se déroulent en trois tranches et devraient être achevés en 2014. Plusieurs lots sont aujourd’hui en cours de réalisation ou en cours de lancement. Le système adopté permettra la protection de la population et les plages de la zone est de la métropole (sur une frange côtière de 300 à 350 m) de la pollution liquide due aux rejets d’eaux usées «brutes». La longueur et la profondeur suffisantes de l’émissaire devraient aussi permettre l’élimination de la pollution bactériologique au niveau des plages du secteur est de Casablanca. Le coût de ce projet est estimé à plus de 1,4 milliard de DH.
    n La station d’épuration de Médiouna mise en service en janvier 2012
    Les travaux de la station d’épuration de Médiouna, lancés en mai 2010, sont les plus avancés. Sa mise en service est prévue en janvier. Six mois seront, toutefois, nécessaires pour tester sa performance. La nouvelle station sera dotée des toutes dernières technologies membranaires permettant de traiter les eaux usées en vue d’une réutilisation pour l’irrigation. Elle aura une capacité de retenue pour 40.000 habitants, soit une charge moyenne de 2.800 m3/jour en 2012 et de 3.800 m3/jour à l’horizon 2017. Le coût du projet est de l’ordre de 141 millions de DH dont 4 millions de DH sont la contribution de l’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia. Safege et C3E ont assuré la maîtrise d’œuvre, tandis que les travaux ont été confiés à Degrement et Sogea Maroc.

    480.000 m2 d’eaux usées/jour

    LES eaux usées sont en grande partie à l’origine de la pollution de Casablanca. Chaque jour, plus de 4 millions d’habitants et 3.000 unités industrielles génèrent 480.000 mètres cubes d’eaux usées dont 250.000 m3 produites uniquement dans la zone est de la ville, c’est-à-dire entre le port de Casablanca et la ville de Mohammedia. Les rejets de cette côte sont déversés en mer à l’état brut. A noter que 70% des rejets industriels de la région sont concentrés entre Aïn Sebâa et Mohammedia. En 2027, le volume des rejets d’eaux usées devrait atteindre 750.000 m3/j au total.

    Bouchra SABIB

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