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    Le Maroc confirme ses ambitions dans le biogaz
    Comment gagner des crédits carbone

    Par L'Economiste | Edition N°:3677 Le 14/12/2011 | Partager
    La décharge publique contrôlée dans le droit fil du MDP
    900 tonnes d’ordures traitées et valorisées, dans des normes strictes
    Une initiative américaine derrière ce projet

    LA décharge publique contrôlée de Fès constitue une première au niveau national, voire au niveau de l’Afrique, et ce, dans la gestion moderne des déchets solides. Les déchets sont aussi une ressource à valoriser dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP), dans l’espoir pour Ecomed d’obtenir des crédits carbone. En effet, un crédit carbone équivaut à l’émission d’une tonne de dioxyde de carbone. Il permet à son détenteur d’émettre davantage de gaz à effet de serre (par rapport au taux en vigueur fixé par le protocole de Kyoto). A moyen terme, pour qu’un tel marché fonctionne, les pays industrialisés devront devenir eux-mêmes émetteurs de «crédits carbone» et seront donc contraints de réduire leurs émissions sur le sol national. C’est dans cette optique qu’Ecomed a mis en place une unité de valorisation des déchets et leur recyclage, à travers la technologie bioélectrique transformant des détritus en énergie. «Nous pouvons assurer dans un premier temps l’autosuffisance: utilisation de l’énergie pour l’éclairage public des villes, etc.», est-il expliqué. Aussi, la décharge de Fès reçoit, traite et valorise, chaque jour, environ 900 tonnes d’ordures. La décharge peut stocker actuellement jusqu’à 3,5 millions de tonnes sur un site capable d’accueillir plus de 10 millions de tonnes.
    Pour ce qui est du traitement, les déchets admis sont acheminés vers l’un des trois casiers d’enfouissement dotés de système de collecte des lixiviats (liquide résultant du traitement des ordures par lixiviation) pour la protection des eaux souterraines.
    Entièrement contrôlée, la décharge est soumise à des normes strictes: récupération des biogaz, récupération et traitement des lixiviats (jus de déchets), étanchéité, afin de ne pas polluer la nappe phréatique et les sols voisins. Pour les lixiviats, deux procédés sont utilisés. D’abord, la réaspersion, c’est-à-dire l’évacuation de ce liquide vers des bassins de stockage où une partie est évaporée par le soleil.
    Le second procédé consiste en l’utilisation de flotteurs pour oxygéner les lixiviats suivie d’un traitement chimique et thermique. Selon ses responsables, les mesures ont été prises pour préserver de la pollution toutes les composantes de l’environnement, eau, air, sol, faune, flore de la ville de Fès.
    Le réseau de collecte des lixiviats, les bassins de stockage des lixiviats, le réseau de collecte du biogaz, la couverture journalière, le matériel approprié et le mode d’exploitation adéquat ont été mis en œuvre en conjugaison avec un personnel qualifié pour atteindre le but escompté par la gestion de la première décharge contrôlée au Maroc.

    Valeur ajoutée

    LA décharge de Fès permet aussi le recyclage des déchets par l’installation des usines de tri sanitaire et hygiénique pour recycler les matières recyclables et employer les gens qui se sont habitués à cette activité (donc valoriser l’aspect social). La valeur ajoutée de cette décharge réside aussi dans la conversion du biogaz en énergie électrique. Sans oublier l’élimination des gaz à effet de serre et la vente des crédits carbone pour engendrer des revenus à la commune.

     

    Y. S. A.

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