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Politique Internationale

La Russie en crise politique

Par L'Economiste | Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager
Les manifestants réclament une justice électorale
Ils s’inspirent du printemps arabe

Ça chauffe en Russie. Agitant des pancartes: «Les rats doivent partir» et «Voleurs, escrocs, rendez-nous nos voix», les manifestants, qui ont défilé dans les rues de dizaines de villes, ont lancé un défi sans précédent depuis l’accession au pouvoir de Poutine, il y a douze ans

Un printemps russe en plein hiver! C’est le cas de le dire puisqu’au moins 50.000 personnes (jusqu’à 80.000 selon certaines estimations) ont manifesté le week-end dernier à Moscou pour contester la victoire du parti de Vladimir Poutine aux élections législatives du 4 décembre. Une mobilisation, à l’image du printemps arabe, était suivie un peu partout en Russie. Ces élections et la répression des manifestations qui ont suivi ont suscité de vives critiques des Etats-Unis, de l’UE, de la France et de l’Allemagne notamment. Selon les organisateurs, d’autres expatriés russes ont manifesté dans d’autres grandes villes dont New York, Londres, Hong Kong, Tokyo et Vancouver… Hier dimanche, les dirigeants russes n’avaient pas réagi à ces révoltes. Les experts y voient un véritable défi pour le régime. Car, les manifestations ont été organisées pour dénoncer les fraudes qui, selon l’opposition, ont permis au parti au pouvoir Russie Unie de remporter les législatives. Preuves à l’appui, de nombreuses images vidéos prises par des citoyens ordinaires en Russie et transmises via Internet ont montré des bourrages d’urnes et d’autres irrégularités pendant les législatives.
A l’heure où nous mettions sous presse, le gouvernement russe n’avait aucun commentaire à faire à ce sujet, a déclaré le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, au principal site russe d’information en ligne, gazeta.ru. La seule réaction officielle jusqu’ici à la plus grande manifestation d’opposition à Moscou depuis les années 1990 a été celle d’un responsable du parti au pouvoir Russie Unie, Andreï Issaïev, estimant que ce n’était pas beaucoup pour une ville de plusieurs millions d’habitants. «Néanmoins, nous allons analyser soigneusement ce qui a été dit et les motifs de mécontentement des manifestants», a-t-il ajouté.
Que veut l’opposition? Elle réclame l’organisation de nouvelles élections et la libération des personnes condamnées à des peines allant jusqu’à 15 jours de prison après avoir été interpellées lors des premières manifestations organisées à Moscou et Saint-Pétersbourg au lendemain du vote.
Enfin, cette mobilisation intervient à moins de trois mois de la présidentielle du 4 mars, à laquelle Vladimir Poutine a annoncé son retour au Kremlin où il pourrait rester théoriquement jusqu’en 2024 après y avoir déjà passé huit ans (2000-2008).

F. Z. T. avec agences

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