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    Economie Internationale

    Les transferts de fonds des migrants explosent

    Par L'Economiste | Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager
    Près de 483 milliards de dollars au niveau mondial
    Prévisions: 593 milliards en 2014

    Les flux d’envois de fonds à destination des régions en développement ont progressé plus vite que prévu. Ceci en dépit des difficultés économiques

    LES envois de fonds vers les pays en développement devraient dépasser 350 milliards de dollars en 2011. C’est l’un des constats d’un nouveau rapport de la Banque mondiale sur les migrations et les envois de fonds des migrants. Les flux demeurent robustes avec un taux de croissance estimé à 8% en 2011. Les auteurs du rapport prévoient pas moins de 483 milliards de dollars pour l’ensemble du monde, pays à revenu élevé compris.
    D’après les estimations pour 2011, les principaux bénéficiaires des transferts de fonds sont l’Inde (58 milliards de dollars), la Chine (57 milliards de dollars), le Mexique (24 milliards de dollars) et les Philippines (23 milliards de dollars). Les autres grands pays destinataires sont le Pakistan, le Bangladesh, le Nigeria, le Vietnam, l’Egypte et le Liban. Selon l’Office des changes, les recettes MRE se sont élevées à fin octobre 2011 à 49,1 milliards de DH contre 45,1 milliards un an auparavant.
    La crise n’affecte par ce créneau. Bien que le ralentissement économique limite les perspectives d’emploi des travailleurs migrants dans certains pays à revenu élevé, les envois de fonds devraient néanmoins poursuivre leur croissance pour atteindre 593 milliards de dollars en 2014, selon les prévisions. Sur ce montant, les flux à destination des pays en développement devraient atteindre 441 milliards de dollars.
    Les prix élevés du pétrole ont contribué à soutenir les envois de la Russie vers l’Asie centrale ainsi que des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) vers l’Asie du Sud et de l’Est. De plus, la dépréciation des monnaies de certains grands pays exportateurs de travailleurs migrants (notamment le Mexique, l’Inde et le Bangladesh) a joué un rôle incitatif pour diminuer la contre-valeur en dollars du coût des biens et services dans ces pays.
    Les transferts d’argent des migrants à destination de quatre des six régions en développement ont progressé plus vite que prévu (11% vers l’Europe orientale et l’Asie centrale, 10,1% vers l’Asie du Sud, 7,6% vers l’Asie orientale et le Pacifique et 7,4% vers l’Afrique sub-saharienne).
    En revanche, la croissance des flux d’envois de fonds vers l’Amérique latine et les Caraïbes, qui s’établit à 7%, est inférieure aux prévisions en raison de la faiblesse persistante de l’économie américaine. Printemps arabe oblige, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont enregistré la croissance la plus faible (2,6%) de toutes les régions en développement. Comme perspectives, la Banque mondiale s’attend à ce que les flux d’envois de fonds continuent de croître à l’avenir: 7,3% en 2012, 7,9% en 2013 et 8,4% en 2014.

    Fatim-Zahra TOHRY

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