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Economie

Les PME se greffent aux marchés de la reconstruction en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager
La 5e édition de la caravane de l’export commence aujourd’hui
Elle visitera la Guinée Conakry, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire et le Sénégal
Le Maroc a investi 582 millions de dollars en 2010 sur le continent

La 5e édition de la caravane de l’export reviendra vers deux pays initialement prospectés: le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et s’intéressera aux opportunités de la Guinée Conakry et du Congo Brazzaville. Les chiffres avancés sont ceux de 2010

LA balance commerciale du Maroc est malade: un déficit de 153 milliards de DH a été enregistré en octobre. Depuis un peu plus d’une décennie, le Maroc s’est tourné vers l’Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne pour équilibrer, un tant soi peu, sa balance commerciale, largement déficitaire du fait des relations asymétriques entretenus avec les économies européenne et américaine. Aujourd’hui, le Maroc est le 2e investisseur africain dans le continent, avec une enveloppe de 582 millions de dollars en 2010, soit près de 91% des investissements marocains directs à l’étranger.
Le concept des caravanes de l’export vise à consolider la position des entreprises marocaines et, pour certaines, à leur ouvrir des pistes de débouchés sur les marchés africains. Lancée en décembre 2009, la caravane de l’export a déjà permis de visiter 14 pays. Vu la concurrence grandissante chinoise et turque pour ces marchés, la plupart des opérateurs ont déjà pris la peine de défricher le terrain à la recherche de bonnes affaires.
Pour la cinquième édition, Maroc Export compte bien profiter de ses expériences passées. La caravane revient vers deux pays visités initialement, à savoir le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et passera pour la première fois par la Guinée Conakry et le Congo Brazzaville.


Le Sénégal: Partenaire historique, mais des échanges à la peine

Le Sénégal constitue sans aucun doute l’un des principaux partenaires commerciaux du Maroc en Afrique subsaharienne. Pourtant, la valeur globale des échanges avec ce pays ne dépasse pas 800 millions de DH. Les importations du Maroc en produits sénégalais ont atteint en 2010 près de 51 millions de DH alors qu’elles totalisaient le double en 2009. A noter que c’est le coton et les produits alimentaires qui représentent l’essentiel des importations marocaines en provenance du Sénégal. En revanche, le Maroc exporte au Sénégal principalement des produits énergétiques, des fils et câbles électriques, des produits alimentaires, des médicaments et des produits de confection. Sans oublier les produits et biens d’équipement utilisés dans les projets d’infrastructure. Le volume de ces exportations s’est élevé en 2010 à près de 741 millions de DH. A en croire les opérateurs, le Sénégal offre des opportunités sectorielles importantes, notamment dans le secteur électrique grâce au plan d’urgence «Takkal» qui entend relancer et restructurer le secteur de l’énergie sur la période 2011-2014. Sans oublier la stratégie de développement mise en place par le gouvernement pour accélérer la croissance des secteurs de l’énergie, des infrastructures routières à l’intérieur du pays et au niveau des corridors d’intégration régionale, de l’agriculture et des secteurs sociaux. Des opportunités que les 130 hommes d’affaires marocains représentant 13 secteurs d’activités de cette 5e caravane n’hésiteront pas à saisir. A ce titre, la forte présence du groupe Attijariwafa bank, qui a fait du Sénégal son deuxième marché en termes de présence après le Maroc, devrait encourager encore plus les opérateurs à franchir le pas.

Guinée Conakry: Tout est à reconstruire
Visité pour la première fois par la caravane, la Guinée est un pays pauvre au tissu économique fragile, en dépit d’un potentiel considérable qui demeure largement inexploité. Le pays dispose d’une des plus grandes réserves mondiales de bauxite (les deux tiers des réserves mondiales) et de minerai de fer, mais aussi de gisements importants d’or et de diamant, et de possibilités pour le développement d’autres métaux, du pétrole et du gaz. Après une longue période d’instabilité due à la transition politique, tout est à reconstruire dans ce pays.
Le niveau des échanges commerciaux, que ce soit en valeur ou en volume, entre le Maroc et son partenaire guinéen, reste très faible, bien qu’il ait enregistré une progression notable en 2010. La valeur globale des échanges entre les deux pays s’est établie à seulement 371 millions de dirhams en 2010 contre 274 en 2008 et 227 millions de dirhams en 2005.
Les exportations du Maroc vers la Guinée sont en nette progression puisqu’elles sont passées de 194 millions de DH en 2008 à 294 millions de DH en 2010. Le Maroc exporte principalement des produits alimentaires, des conserves de poissons, des chaussures, des fils de fibres synthétiques ou artificielles et des vêtements confectionnés.
En revanche, les importations ont baissé, atteignant 77 millions de DH en 2010 contre 136 millions de DH en 2009. Les achats en provenance de ce pays sont constitués essentiellement de café ainsi que d’autres produits alimentaires et le bois.

Côte d’Ivoire: Le BTP et l’énergie à surveiller

3e rendez-vous de cette caravane, la Côte d’Ivoire faisait déjà partie de la campagne de 2009. Malgré les crises successives qui l’ont affaiblie, l’économie ivoirienne a su se maintenir. En effet, la Côte d’Ivoire dispose de potentialités et d’atouts non négligeables notamment sur le plan agricole et industriel. Les atouts de l’économie ivoirienne reposent aussi sur les infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires. Les relations commerciales entre le Maroc et la Côte d’Ivoire ont été caractérisées dès 1980 par la mise en place d’un accord commercial et tarifaire. Mais c’est surtout lors de la dernière décennie que les échanges ont pris leur vrai essor, en raison de la dynamique d’investissement décidée par le Maroc vers les pays de l’Afrique subsaharienne, dont la Côte d’Ivoire est l’un des marchés les plus prometteurs.
De 2006 à 2009, les importations marocaines ont connu une évolution moyenne de 10,58%, avant de connaître une croissance négative de 11,8% depuis 2009. Elles ont été évaluées à 127 millions de DH en 2010. Pour ce qui est des exportations, elles ont connu une progression impressionnante de 77% sur la période 2009 à 2010, s’établissant à quelque 532 millions de DH en 2010. Les principaux produits exportés sont les engrais et le poisson. Les opportunités pour les exportateurs marocains en Côte d’Ivoire ne se font pas rares, notamment grâce au lancement de plusieurs chantiers structurants après l’installation du nouveau président. Ces projets concernent principalement le réaménagement du réseau routier, le secteur du BTP, les technologies de l’information, l’énergie et l’eau.

 Congo Brazzaville: D’importantes ressources en hydrocarbures
Le Congo Brazzaville compte beaucoup sur l’exploitation des hydrocarbures. Cette activité représente environ 90% des exportations du pays. L’exploration et la production pétrolières, concentrées dans la périphérie de Pointe-Noire, deuxième ville du pays, en font la capitale économique de la République du Congo. Les mines et extraction représentent près de 58% du PIB.
Par ailleurs, le bois représente une part importante des exportations du Congo, dont la surface est couverte de forêts à près de 60%. La performance économique du Congo en 2010 doit beaucoup à l’augmentation de sa production pétrolière. Les réformes fiscales et l’allègement de la dette ont aussi consolidé les équilibres fondamentaux et amélioré le solde de la balance budgétaire.
Après un repli enregistré en 2009, les exportations marocaines vers le Congo ont progressé l’année dernière pour atteindre plus de 340 millions de DH. Un chiffre qui demeure malgré tout assez maigre et qui fait que le Congo n’est que le 51e client du Maroc. Le solde reste excédentaire au bénéfice du Maroc. Il a atteint 331 millions de DH en 2010. Les principales exportations sont constituées des conserves de poissons (25,6%) et des fils et câbles électriques (21,1%). Quant aux importations du Maroc en provenance du Congo, elles ont chuté de manière considérable. Alors qu’elles totalisaient plus de 169 millions de DH en 2008, elles sont passées à près de 9,5 millions de DH en 2010. Notons au passage que le pays risque d’être perturbé par les tensions liées aux élections chez son voisin «le Congo Kinshasa».

Ayoub NAÏM

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