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    Evénement

    Gouvernement: Benabdallah dit «oui» à Benkirane

    Par L'Economiste | Edition N°:3675 Le 12/12/2011 | Partager
    Le PPS prendra part au prochain gouvernement
    Session houleuse du comité central samedi dernier

    Ce n’est que vers 19 h 30, samedi dernier, que les membres du comité central du PPS ont validé l’accord de principe de leur bureau politique quant à leur participation au gouvernement de Benkirane

    Enfin, Abdelilah Benkirane a bouclé sa majorité. En effet, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a annoncé sa participation au gouvernement. La décision a été entérinée par une large majorité des membres du comité central réuni samedi dernier à Salé. Cette session a été marquée par la présentation du rapport du bureau politique du parti par son secrétaire général, Nabil Benabdellah. «Le PPS devrait-il participer au gouvernement ou basculer dans l’opposition?», s’interroge-t-il d’emblée tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une décision très difficile à prendre.
    Pour lui, le choix de passer à l’opposition est plus facile que de décider de faire partie du gouvernement de Benkirane. Car le contexte est différent par rapport à celui des expériences précédentes depuis le gouvernement d’alternance en 1998. En clair, comment expliquer la participation d’un parti progressiste, comme le PPS, à un gouvernement dirigé par des islamistes (PJD) et composé de partis conservateurs (Istiqlal et MP)? Benabdallah a su convaincre ses camardes en leur faisant notamment part de sa compréhension face aux inquiétudes et préoccupations de certains d’entre eux qui s’opposent à toute alliance avec le parti islamiste. Pour eux, le PJD pourra représenter un danger pour les acquis réalisés, notamment en matière de libertés individuelles et de la promotion de la femme. Sur ce volet, le secrétaire général rappelle que la présence du parti au sein du gouvernement va permettre à ce dernier d’agir pour renforcer davantage les acquis en matière de libertés individuelles.
    De plus, «lors de notre dernière rencontre avec Benkirane, il nous a réitéré ses assurances quant au respect des libertés individuelles. En tout cas, ces engagements seront consignés dans le programme du futur gouvernement», indique le patron de l’ex-parti communiste. Pour lui, la participation du PPS au gouvernement s’inscrit dans une vision qui consiste à poursuivre les réformes politiques déjà engagées dont l’objectif est de renforcer la démocratisation du pays. Sur ce volet, Benabdellah est convaincu que la participation de son parti au prochain gouvernement sera d’une grande utilité pour la contribution à une meilleure concrétisation des dispositions de la nouvelle Constitution. De même pour la poursuite des chantiers socioéconomiques en vue de garantir le développement du pays avec une répartition équitable des richesses au profit des citoyens. Le SG du parti tient à rassurer ses camardes que la participation du PPS au prochain gouvernement sera conçue dans le cadre d’un contrat-programme clair et précis élaboré sur la base de la cohérence entre le programme du parti et ceux des autres composantes du futur Exécutif. Et avec comme priorités notamment la bonne gouvernance, la moralisation de la vie publique, la lutte contre la corruption, la pauvreté et la précarité. Pour le SG du PPS, en cas de constatation de dérapage et déviation du cabinet de Benkirane, on peut à tout moment rompre l’alliance.
    S’agissant des relations du PPS avec ses alliés dans la Kouta, Benabdallah regrette la position dispersée de ses membres quant à la participation ou non au gouvernement de Benkirane. Sur ce chapitre, le SG a tenu à rappeler les initiatives déployées par son parti depuis 2010 pour relancer le rôle de la Koutla avec comme mission prioritaire à l’époque de faire front commun contre certains acteurs qui cherchent à soumettre les partis politiques à leurs ambitions hégémoniques. «Mais nos démarches n’ont pas eu un écho favorable auprès de nos alliés au sein de la Koutla», regrette Benabdellah, visiblement déçu par la «défection» de l’Union socialiste des forces populaires (Usfp) qui a choisi de se ranger dans l’opposition.

    Refuzniks

    La dernière session du comité central n’a pas été de tout repos pour Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS. Les «refuzniks» parmi ses camarades lui ont mené la vie dure tout au long de cette session. Entre les interventions (plus d’une centaine) et les points d’ordre, Benabdallah devait gérer une situation devenue à maintes fois houleuse. Finalement, c’est à une écrasante majorité qu’il a fait entériner le principe de participation au gouvernement de Benkirane. Il faut noter que 53 membres du comité central (qui en compte 700) ont voté contre la participation.

    N. E. A. & J. E. H.

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