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    Politique Internationale

    Egypte: Le nouveau gouvernement se met en place

    Par L'Economiste | Edition N°:3673 Le 08/12/2011 | Partager
    Ceci face à la poussée islamiste
    On prend les mêmes et on recommence

    La première phase des législatives concernait neuf gouvernorats sur 27, dont les deux premières villes d’Egypte, Le Caire et Alexandrie. Le vote doit se poursuivre dans les autres régions jusqu’en janvier pour les députés (498 sièges à élire au total), puis reprendre de janvier à mars pour les sénateurs

    LE tableau est de plus en plus clair en Egypte. Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a délégué, hier 7 décembre, au Premier ministre Kamal el-Ganzouri les prérogatives qui sont accordées au président de la République en vertu de la loi. Et ce, à l’exception de celles concernant les forces armées et les institutions judiciaires. Le nouveau gouvernement a été donc investi dans un contexte de sévère crise économique et de triomphe des islamistes aux élections législatives.
    Le détail de ces délégations de pouvoirs doit faire l’objet d’un décret ultérieur.
    Agé de 78 ans, le nouveau chef du gouvernement fut déjà Premier ministre de 1996 à 1999 sous Hosni Moubarak, ce qui lui vaut l’hostilité de nombreux militants qui ont contribué à faire chuter l’ancien raïs en février. Il remplace Essam Charaf, qui a démissionné le mois dernier après de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants hostiles au pouvoir militaire, qui avaient fait plus de 40 morts.
    Ganzouri aura mis près de deux semaines à former son cabinet, qui comprend de nombreuses personnalités du gouvernement précédent, comme le ministre des Affaires étrangères Mohamed Kamel Amr. L’Intérieur passe à un ancien chef de la police de Guizeh, un gouvernorat englobant une grande partie du Caire, qui remplace Mansour el-Issaoui, très critiqué après la violente répression des manifestations de novembre. Le nouveau cabinet a prêté serment devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du CSFA et chef d’Etat de fait depuis la chute de Moubarak. Ganzouri a placé en tête de ses priorités l’amélioration de la situation sécuritaire, et le redressement d’une économie en forte crise depuis le début de l’année.
    Confrontée à la chute du tourisme et des investissements étrangers, l’Egypte redoute de manquer de réserves en devises à partir de février pour assurer ses importations, vitales, notamment dans le domaine alimentaire. Le nouveau ministre des Finances, Moumtaz Saïd, a toutefois déjà fait savoir qu’il ne savait pas encore s’il approuverait un projet de prêt de 3,2 milliards de dollars proposé par le FMI pour aider l’économie.
    Dans l’attente de résultats officiels complets, les Frères musulmans ont assuré, mercredi 7 décembre, avoir raflé 36 des 54 sièges en lice au scrutin uninominal lors de la première phase des législatives, qui s’est achevée mardi soir.

    F. Z. T.

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