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    Politique

    RNI: Des «bleus» voient rouge

    Par L'Economiste | Edition N°:3673 Le 08/12/2011 | Partager
    Des militants dénoncent des «décisions unilatérales»
    Une marche des mécontents est prévue demain

    Après son accès triomphant à la présidence du parti, la chute serait-elle éminente pour Salaheddine Mezouar? Le président du RNI ne sait plus à quel saint se vouer. La déception électorale qui contraste avec les ambitions affichées débouche sur un mouvement de fronde qui appelle même à son départ

    RIEN ne va plus pour Salaheddine Mezouar. Le président du RNI fait face à un mouvement de fronde après «les résultats décevants» obtenus lors du scrutin du 25 novembre.
    Le parti de la colombe affichait de grandes ambitions et tablait sur la première place. Mais les résultats étaient plutôt timides et ne semblent pas satisfaire les militants du parti. En dépit de la troisième place qu’il a pu obtenir avec 52 sièges, des voix commencent à s’élever pour critiquer la performance électorale du RNI. «Des militants demandent des explications concernant les raisons de cet échec», fait savoir un membre du parti. Le mécontentement de certains Rnistes concerne également des décisions prises par leur président, Salaheddine Mezouar. «Beaucoup de personnes se posent des questions sur les décisions qui ont été prises au niveau du comité exécutif sans consulter les instances du parti, notamment après l’annonce des résultats des élections», affirme Jaâfar Heikel, membre du comité central. Ces frondeurs ont critiqué la décision du positionnement dans l’opposition, sans prendre l’avis des membres du comité central et du conseil national. Ils dénoncent «des décisions unilatérales» qui ne font pas l’unanimité au sein des Rnistes. Une vague de démissions a également éclaté au sein du comité exécutif du parti de Mezouar. Pas moins de 5 membres ont ainsi annoncé leur départ du comité, dont Fatima Layli, Mohamed Boudas et Ahmed Lakir. Parallèlement, d’autres personnes avaient quitté le Comité à cause de leurs fonctions ministérielles, ce qui porte le nombre des postes vacants à 8 «sans être attribués à d’autres membres», avance Heikel. Le renouvellement des instances du parti et sa restructuration font également partie des points de discorde. Surtout que Mezouar, porté à la tête du parti de la colombe après l’éviction de Mansouri, faisait de la mise à niveau et la restructuration de la formation une priorité. Les promesses de réformes émises par Mezouar au moment de son élection sont également au cœur de ce mouvement de fronde, qui n’est pas à sa première tentative. Déjà en septembre dernier, des militants Rnistes se sont soulevés contre le non-aboutissement des réformes annoncées (cf. www.leconomiste.com). Ils avaient accusé Mezouar de n’avoir pas su résister aux «apparatchiks». Aujourd’hui, des militants du RNI s’élèvent contre «certains membres du comité exécutif qui veulent changer les statuts du parti, qui limitent l’élection à ce comité à 2 mandats, afin de pouvoir rempiler», avance ce militant. Si ces statuts sont respectés, «pas moins de 80% du comité devront être renouvelés», explique Heikel. Face à cette situation, des militants Rnistes haussent le ton et «plusieurs actions seront entreprises durant les prochaines 48 heures», fait-on savoir. Une marche est d’ailleurs prévue ce vendredi. Les mécontents devront se diriger au siège du parti pour demander «le départ de Mezouar». Le vent du 20 février a-t-il soufflé sur le parti de la colombe?

    M. A. M.

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