×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    L’USFP tiendra son congrès début 2012

    Par L'Economiste | Edition N°:3673 Le 08/12/2011 | Partager
    La date dépendra des futures échéances électorales
    Les explications sur le choix de l’opposition
    La clarification des alliances s’impose

    Pour Abdelouahad Radi, premier secrétaire de l’USFP, sans alternance consensuelle on ne peut arriver à une alternance par les urnes

    Les résultats, non satisfaisants, obtenus par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) lors des dernières élections législatives ont sérieusement secoué et interpellé ses instances. Ils ont également poussé la direction du parti à prendre les bonnes décisions en vue de donner un nouveau souffle à la formation politique après 13 ans au gouvernement. La première est l’organisation du 9e congrès du parti, début 2012. L’annonce en a été faite par Abdelouahad Radi, premier secrétaire de l’USFP, lors d’une rencontre, tenue hier à Rabat, avec un groupe de journalistes. En principe, le mandat de l’actuelle direction de l’USFP devrait prendre fin en novembre dernier, selon un membre du bureau politique du parti socialiste.
    «La fixation de la date dépendra de celles des futures échéances électorales encore à venir restantes (communales, régionales, provinciales…», indique Radi. Pour lui, si la date de ces consultations va tarder, l’USFP pourra organiser son congrès dès le début de l’année. Mais pour ce faire, il faut préparer le terrain sur les différents plans. Et également procéder à une évaluation des résultats obtenus par le parti durant les dernières élections et clarifier sa position quant au choix de basculer dans l’opposition après 13 ans aux commandes du pays. C’était en principe l’objet de la rencontre de la direction de l’USFP conduite par Radi avec le groupe de journalistes. Une rencontre nécessaire pour la mise au point en ce qui concerne certaines interprétations faites par la presse. Premièrement, il faut respecter le choix des citoyens exprimé à travers les urnes. Ce choix a donné un succès écrasant au Parti de la justice et du développement (PJD) avec 107 sièges, très en avance sur les autres formations politiques. Donc, pour lui, le message était clair. Toutefois, il n’hésite pas à exprimer sa satisfaction de cette avancée démocratique dans notre pays où le dernier mot est revenu aux urnes. Donc, pour la direction socialiste, il s’agit d’une nouvelle alternance par les urnes dont le contexte est complètement différent de celui de l’alternance consensuelle initiée en 1998 avec le gouvernement Abderrahman El Youssoufi. Sur ce volet, Radi tient à rappeler «qu’en politique, il y a des cycles qu’il faut bien comprendre». L’USFP a fait des sacrifices depuis l’indépendance notamment durant les années de plomb entre 1960 et 1998. «Pour mettre fin à ce cycle, notre parti a été dans l’obligation de conduire le gouvernement d’alternance en compagnie d’autres partis de droite», se rappelle Radi. Avant de préciser, «on était conscient à l’époque que notre participation va renforcer le processus démocratique dans notre pays mais au détriment du parti».
    Mais on lui reproche sa participation «non justifiée» dans les cabinets de Driss Jettou en 2002 et Abbas El Fassi en 2007. Pour le premier, les socialistes avancent la nécessité de l’achèvement des chantiers engagés par le gouvernement El Youssoufi. Alors que pour le second, on évoque comme argument le respect des recommandations de la Charte signées entre les partis de la Koutla (USFP, PI et PPS) en 2007. «Selon les termes de ce document, si un parti de la Koutla est désigné pour conduire le gouvernement, les deux autres en feront partie», rappelle un membre du bureau politique de l’USFP. Ce n’est pas le cas des élections du 25 novembre dernier qui ont donné une victoire écrasante au PJD et l’opportunité pour son SG Abdelillah Benkirane de diriger le futur gouvernement. Donc, pour Radi, la participation d’un parti socialiste comme l’USFP dans un cabinet dirigé par un parti de droite n’est plus justifiée. Cela à un moment marqué par une avancée en matière de démocratie renforcée dernièrement par la nouvelle Constitution.
    «En choisissant l’opposition, on vise de clarifier la nature des alliances dans notre champ politique», selon Radi. Pour lui, c’est une occasion pour changer les pratiques et les conduites politiques dans notre pays. Sur ce volet, il rappelle que l’opposition est un pilier de la démocratie qui permet de corriger les erreurs du gouvernement et critiquer d’une manière objective ses actions. Et également appuyer les bons projets présentés par la majorité et les enrichir éventuellement.

    Participation

    La direction de l’USFP est convaincue qu’elle a pris la bonne décision au moment opportun en décidant de basculer dans l’opposition. Cela ne va pas altérer ses relations avec ses alliés au sein de la Koutla qui ont décidé de rejoindre le gouvernement Benkirane. La participation du parti d’Abbas El Fassi est acquise. Pour le PPS, la tendance au sein du bureau politique est pour la participation, mais il faut attendre la décision finale du Comité central convoqué pour samedi prochain. Dans ce nouveau contexte, cette instance pourra rester en stand-by, selon Radi, tout en rappellent que «la Koutla est un outil du changement et des réformes et non pour gouverner».

     

    Noureddine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc