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Régions

Fès: Le plan d’aménagement urbain fin prêt

Par L'Economiste | Edition N°:3670 Le 05/12/2011 | Partager
Il est en cours de validation par le conseil communal
La ville attend cette étude depuis 2008

Après sa prochaine validation au BO, le futur plan d’aménagement permettra la promotion de la qualité architecturale, technique et environnementale des constructions. Il veillera également à une harmonie architecturale et surtout au respect du futur code de la construction et celui de l’urbanisme

TANT attendu, le plan d’aménagement de la ville de Fès est fin prêt. «Il est en cours de validation par le conseil communal», indique Abdelkader Benbassou, inspecteur régional du ministère de l'Habitat. Et d’ajouter, «le projet du plan, qui dessine les grandes options de l'aménagement de la ville, a nécessité près de 2 ans d’études. Il vient d’être présenté au maire». Le premier élu de la ville devra émettre des observations. Lesquelles seront prises en considération par le bureau d'études qui fera les dernières retouches et fournira la version finale dans les jours qui viennent. Une version qui sera publiée dans le bulletin officiel et que peuvent demander tous les promoteurs immobiliers, intéressés par l’évolution que connaîtra la ville. Le dernier plan d’aménagement urbain de Fès a expiré en 2008. Et depuis, l’extension de la ville s’est faite via des schémas temporaires, voire des dérogations. En 2010, à titre d’exemple, l’inspection de l’urbanisme, en collaboration avec l’Agence urbaine et de sauvegarde de Fès (Ausf), avait alloué 5,2 millions de DH à la réalisation d’un schéma régional d’aménagement du territoire au niveau de Fès-Boulemane. Orienté vers le développement intégré et la contractualisation, ce schéma vise la promotion de la qualité architecturale, technique et environnementale des constructions. La diversification et l’augmentation de l’offre en habitats étaient aussi au programme. Sans oublier le respect du futur code de la construction et celui de l’urbanisme. Bref, l’inspection de l’urbanisme entend prôner l’encadrement du secteur. D’autant plus que la ville de Fès n'a pas beaucoup de réserves foncières. Avec l'extension de l'urbanisme, les rares terrains domaniaux qui restent servent aux opérations de résorption de l'habitat insalubre. Il reste les terrains collectifs qui existent au niveau de la périphérie de la ville de Fès, notamment à Aïn Chkef, Aïn Beida et Oulad Taib. Mais il s'avère un peu difficile de les acquérir à cause notamment de la complexité des procédures les concernant. «Cette situation pose des problèmes, mais ne bloque pas nos programmes», avait déclaré à la presse l’inspecteur régional du ministère de l'Habitat. Et de noter dans ce sens que «les projets des pôles de Saiss et de Ras Al Maa, pilotés par Al Omrane, sont d'ailleurs réalisés sur des terrains collectifs».
De son côté, l’Ausf a lancé, dans le cadre de son plan d'orientation 2011-2012, treize nouveaux documents d'urbanisme, dont huit plans d'aménagement et cinq plans de développement. Selon les responsables de l’Agence, l'année 2011 est marquée par le lancement des plans d'aménagement des communes de Loudaine et Aïn Kansara de la province de Moulay Yaâcoub, de Sidi Youssef Ben Ahmed et Mtarnagha dans la province de Sefrou et de la commune d'Immouzer Mermoucha dans la province de Boulemane. Deux autres plans de développement sont également lancés cette année dans les communes rurales de Tazouta et Tafajjight relevant de la province de Sefrou. En 2012, les documents d'urbanisme prévus concernent, tous, la province de Boulemane. Il s'agit de trois plans d'aménagement à Missour, Boulmane et Al Orjane et autant de plans de développement à Ouizeght, Almiss Mermoucha et Srighina.
Le plan d’action 2011-2012, qui se caractérise, selon l'Ausf, par une grande souplesse et une capacité d'adaptation à la conjoncture locale et nationale et aux mutations sociales, économiques et institutionnelles, sera aussi marqué par l'achèvement de l'ensemble des études urbanistiques, techniques et environnementales déjà engagées. A cet égard, l'Agence urbaine compte achever les études sectorielles relatives à l'adaptation des documents d'urbanisme à la réalité du terrain, élaborer des documents d'urbanisme selon une nouvelle approche prônant la création de nouveaux pôles urbains et couvrir le reste des centres de la région en documents d'urbanisme. Il sera aussi procédé à la réalisation des documents cartographiques et topographiques, ainsi que des photos satellitaires nécessaires aux actions foncières et à l'élaboration d'un système d'information géographique (SIG) relatif aux notes de renseignements. Le programme d'orientation 2011-2012 fait suite à une série d'actions menées par l'Agence urbaine de Fès pour la couverture totale des communes urbaines et des centres ruraux de la région en documents d'urbanisme et la révision partielle de certains documents d'urbanisme au niveau des secteurs sensibles.

Limiter la spéculation

Avec l'extension du périmètre urbain, Fès avait besoin d'un nouveau plan d'aménagement. Lancée en 2009, la réalisation de ce plan est dans sa phase finale. Mais, durant ces deux ans, le BTP occupait le premier rang dans les investissements. Rien que pour le 1er semestre 2011, il a accaparé plus de la moitié du total des investissements projetés, selon les responsables du Centre régional d’investissement. Aussi, le nombre d'autorisations de construction concernant les grands projets, accordées par l'Agence urbaine, n’a cessé de croître. Plus de 1.600 et ce rien qu’en 2010. En tout cas, le nouveau plan d’aménagement devrait mettre fin à la spéculation immobilière que connaissent certains quartiers situés dans la périphérie de la ville sur la route d'Imouzzer, Aïn Chkef, la route de Meknès, ou encore à Zouagha. Dans ces banlieues, près de 1.500 hectares se trouvent aujourd'hui entre les mains de spéculateurs qui proposent des terrains nus entre 5.000 à 6.000 DH le mètre carré. Avec la publication éminente du plan d’aménagement, l’autorité locale mettra certainement fin à cette situation. Elle devrait aussi délimiter des lots pour les équipements publics et les espaces verts. Son but est aussi d'arrêter la mauvaise prolifération du développement urbain. Ce faisant, le plan engagera le développement de la ville sur les 10 années à venir. Il épousera l'existant, puisque ce dernier ne correspond plus à aucune norme, et préparera le terrain à l'éventuelle extension de la ville.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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