×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

G8: Le soufflet va-t-il retomber?

Par L'Economiste | Edition N°:3667 Le 30/11/2011 | Partager
Seuls 6 des 8 partis seront représentés au Parlement
Le RNI et le PAM tirent leur épingle du jeu, le MP et l’UC sombrent

ALORS qu’ils tablaient sur un résultat leur permettant d’avoir une majorité confortable pour mettre en place une coalition gouvernementale, les partis de l’Alliance pour la démocratie se retrouvent dans une mauvaise posture. Depuis l’annonce des résultats définitifs, les déclarations fusent des différents partis alliés du G8, critiquant les résultats obtenus par ces formations. La grande question reste de savoir si cette alliance pourra tenir le coup et surmonter l’échec. La coalition nouée autour du RNI et du PAM restera-t-elle solide en dépit de l’échec. Les observateurs estiment que cela constitue une occasion pour le Maroc d’avoir une forte opposition avec une coalition totalisant 159 députés. Pour le moment, chacun y va de son pronostic. Le PJD, il est vrai, a laissé la porte ouverte pour une alliance avec certaines formations du G8, à l’exception du PAM. Ce qui pourrait susciter l’intérêt des dirigeants de ces partis d’intégrer une majorité conduite par le PJD. Ceci semble semer la zizanie au sein de ces formations dont certaines n’ont pas encore tranché leur position. Le PAM a été le premier à exprimer sa fidélité à l’Alliance pour la démocratie, et ses dirigeants ont annoncé leur volonté de défendre leur projet dans  le cadre de l’opposition. Le RNI lui a emboîté le pas après une réunion de ses instances dirigeantes. Certaines rumeurs ont laissé entendre que le parti de Mezouar a été courtisé par les dirigeants du PJD, mais sous conditions. Pour l’instant, la position officielle du RNI est de rejoindre son allié dans l’opposition. Les autres partis n’ont pas encore exprimé de position officielle. Néanmoins, l’Alliance pour la démocratie semble à bord de l’agonie. Les résultats de ses composantes n’ont pas aidé à la maintenir solide. D’autant plus qu’une homogénéité idéologique fait défaut, même si les leaders du G8 n’ont cessé de clamer que c’est plutôt un projet unique de société qui les regroupait. Maintenant, les urnes ont départagé les différentes formations, confirmant les pronostics des observateurs. Sans surprise, les quatre formations autour desquelles a été bâtie cette coalition ont obtenu la plus grande part des sièges. Les autres ont eu des résultats très faibles. Le Parti travailliste n’a obtenu que 4 sièges, et son SG, Abdelkrim Benatik n’a pas réussi à décrocher son siège à Azilal. Le Parti de la gauche verte a obtenu un seul siège tandis que le Parti socialiste et le Parti de la Renaissance et de la vertu, qui misait sur Abdelbari Zemzmi, ne seront pas représentés au Parlement. Le RNI a réussi à tirer son épingle du jeu, arrivant à la 3e position avec 52 sièges. Une performance de 13 sièges de plus par rapport à 2007 où il s’était placé 4e. Cette formation a eu néanmoins quelques difficultés dans certaines circonscriptions, notamment à Meknès où son président, Salaheddine Mezouar, a réussi difficilement à obtenir un siège. De son côté, le PAM s’en est plutôt bien sorti, en dépit des critiques et des attaques dont il a fait l’objet durant les derniers mois. Le parti qui participe pour la première fois aux élections est arrivé 4e derrière le RNI. Reste que la formation de Biadillah a perdu son fief de Rhamna, où son fondateur Fouad Ali El Himma avait raflé la mise dans une liste SAP en 2007. Le PAM y a remporté 2 sièges sur les trois en lice.

Les grands perdants

LE Mouvement populaire a également perdu certains de ses bastions, notamment dans le monde rural. Dans la région de Meknès-Tafilalet, un des fiefs du MP, la formation de Laensar n’a pu décrocher que 4 sièges sur les 21 en lice. Cette perte de vitesse dans cette région contraste avec la montée en force du PJD. Le grand perdant des membres du G8 reste l’Union constitutionnelle. Le parti du cheval a perdu 4 sièges par rapport à 2007 et une place dans le classement général. L’UC a également perdu certaines zones d’influence, notamment dans la région de Abda Doukkala, où il n’a réussi à obtenir qu’un siège sur les 18 en jeu.

 

M. A. M.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc