Economie

Matières premières: Forte baisse des cours

Par L'Economiste | Edition N°:3642 Le 21/10/2011 | Partager
Céréales, sucre, huile, métaux et pétrole, concernés
Prix en légère hausse pour les phosphates et dérivés

Les prix des engrais restent orientés à la hausse. La tendance est soutenue par l’équilibre serré entre l’offre et la demande mondiales

La tendance à la baisse des matières premières amorcée en septembre dernier s’est confirmée durant la deuxième décade de ce mois d’octobre. Elle s’explique, selon les institutions internationales relayées par le direction des études et des prévisions financières, par le ralentissement de la demande mondiale. Le repli est accentué aussi par le rebond du dollar et le retrait des investisseurs financiers. Les plus fortes baisses ont concerné les métaux de base (-22% entre fin août et début octobre pour l’indice LMEX), les métaux précieux (-26% pour l’argent et -10% pour l’or). S’agissant des matières agricoles, les céréales et oléagineux ont baissé de 15% et le sucre de 10,5%.
Au 20 octobre, les cours du blé et du maïs sur la Bourse de Paris s’établissaient respectivement à 186 et 185 euros la tonne. La baisse relevée sur les 10 premiers mois est de 26,5% pour le blé de qualité moyenne et de 21% pour le maïs. Sur le marché américain, les cours du blé, du maïs et du soja ont aussi marqué un repli significatif. La tonne du blé a baissé de 20% à 250 dollars, celle du maïs de 22% (230 dollars). Et le prix du soja a chuté de 19% à 425 dollars la tonne. Même le sucre, dont la tendance à la hausse s’annonçait soutenue depuis septembre 2010, a finalement fléchi. A New York, les cours du sucre brut ont accusé une chute de 20% depuis août dernier pour s’établir à 540 dollars/tonne la première semaine d’octobre. Il en est de même du sucre raffiné dont la tonne se négociait jeudi dernier à 697 dollar la tonne sur le marché londonien. C’est l’effet de l’amélioration de l’offre mondiale.

En effet, l’Organisation mondiale de sucre a révisé ses prévisions à la hausse compte tenu de la production attendue qui devrait enregistrer un record de 174,4 millions de tonnes. Seulement, le ratio stock sur consommation de sucre encore faible (34%) devrait soutenir les prix. L’huile de pétrole est aussi en retrait de 15,13% sur la même période. Quant aux cours du Brent, ils ont atteint leur plus bas niveau à 102 dollars le baril. Dans son dernier rapport d’octobre, l’Agence internationale d’énergie a révisé à la baisse ses prévisions de la croissance de la demande mondiale de pétrole, à 1million de barils/jour, en 2011, et à 1,3 million de barils/jour en 2012. Aussi, nombreux sont les analystes qui anticipent une évolution à la baisse des prix pétroliers. A l’opposé, les cours des phosphates sont restés stables à 197,5 dollars la tonne. Alors que les prix des engrais restent orientés à la hausse. Tendance qui reste soutenue par l’équilibre serré entre l’offre et la demande mondiales.
A.G.

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